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Affaire Dakota VS Khaled : Une affaire délicate qui mérite t-elle de la pondération ?

Depuis quand ‘’accusé’’ est synonyme de ‘’coupable’’? Est-il rationnel de respecter les droits d’un tel et bafouer ceux d’un autre ? 
 
Vouloir la justice pour les victimes d’abus sexuels devrait nous rendre plus sensible ? Oui, mais pas moins au droit à la justice des hommes accusés à tort.
Comment pouvons-nous nous permettre de décider du sort d’une personne en ne se basant que sur la parole d’une autre sans preuve et sans jugement ? 
 
Quand on parle de viol ou d’abus sexuel, sujet émotionnellement très chargé, il y a peu de questions qui sont plus délicates que celles des fausses accusations.
 
Ne devons-nous pas chercher à connaitre la version de l’accusé avant de vouloir piétiner la justice et le lyncher vulgairement sur les réseaux et la place publique ? 
 
Justice doit se faire et comprenez bien qu’en vue de démêler le vrai du faux, nous parlons ici d’accuser tout en sachant pertinemment qu’il n’y a eu aucune plainte faite à ce jour à l’encontre de Youssouf Ahamada Bachirou connu sous le nom de Dakota.
 
 Cependant le grand nombre d’internautes ont préféré fustiger ce dernier, sans considérer les démarches juridiques menées par celui-ci contre une accusation fausse et extrêmement dommageable pour sa personne et sa carrière.
 
Si nous devions remettre les évènements dans leur contexte depuis le moment où les accusations d’abus sexuel en son nom ont surgit sur les réseaux sociaux, nous avons relevé une vidéo qui a circulé de manière officieuse entre les internautes dans laquelle la présumé victime dans cette affaire l’accable d’abus sexuel envers lui et d’autres mineurs. 
 
Aujourd’hui si une réaction n’a pas eu lieu de sa part, ne serait-il pas parce que le choc émotionnel du présumé coupable a pu être très brutal ? Ne pourrions-nous pas imaginer que les captures d’écrans et les vidéos qu’on lui a communiqué sur les graves accusations qui circulent sur les réseaux en son encontre, l’ont laissé dans un état d’incompréhension totale ?
 
Cette affaire mérite en réalité la plus grande prudence car elle comporte plusieurs zones d’ombres. Et nous n’avons jusqu’à l’heure actuelle, reçu que la version des faits de l’accusateur et non celle de l’accusé. Les internautes dans leurs prises de positions extrêmes doivent garder à l’esprit que les conséquences d’une fausse accusation peuvent être dévastatrice.
 
Dans sa vidéo Khaled dénonce un oncle qui l’aurait violé en étant « son coach, son responsable, celui qui était censé l’éduquer ». 
 
Pourtant plusieurs témoignages de personnes de sa génération insistent sur le fait que Khaled n’a jamais joué au foot mais plutôt au basket, et encore moins que Dakota fut son coach. Ils ont rajouté également que Khaled n’a jamais fait partie du groupe de jeunes chapeautés par le coach Dakota, donc ne faisait pas partie de son cercle.
 
Le deuxième propos de la victime présumée qui est complétement aberrant, c’est qu’il y a 22 ans – 23 ans où les évènements se seraient déroulés, ce qui correspond à l’année 1999-2000, d’après nos recherches le coach Dakota était à l’île de la reunion en qualité de boursier de l’université de l’océan indien.
 
Un témoin 1, dont les premières rumeurs seraient parties, déclare : « On m’a demandé de relayer cette rumeur et d’aller dénoncer le coach, je me suis retiré quand j’ai vu les conséquences des propos que j’ai rapporté, sans véritablement les avoir vécus. »
 
Lorsque le témoin 1 a diffamé le présumé coupable pour ses propos il y a de celà quelques années, la victime présumée, Simba Khaled, se serait complètement rangée du côté du coach en déclarant que c’était faux.
 
Pourquoi aujourd’hui cela deviendrait vrai ?
 
Vous pourriez donner un aspect psychologique à cet évènement, mais au vu de plusieurs incohérences et témoignages, cela porte à croire que Khaled, la victime présumée, a donné un récit qui dépasse notre compréhension et qui porte plein d’interrogations.
 
Il a été également relayé, que la victime présumée convoite des postes à responsabilité, qui à l’époque auraient été occupé par ce même coach.
 
Est-ce t’il une histoire de jalousie ? Un complot ? Une manœuvre ? Peut-on aller jusque-là dans la quête aux postes à haute responsabilité ??
 
Un témoin 2 précise : « j’ai été payé par « certains membres » de mon équipe de l’époque (JACM) pour dénoncer des gestes mensongers que le coach aurait eu à mon encontre, dans le seul but de le nuire et l’évincer dans son rôle de coach référent. Je me suis rétracté et je suis partie présenter mes excuses au coach ». Cet évènement se serait déroulé en 2000
 
On sait que le coach Dakota a reçu depuis plusieurs années des menaces, et des intimidations de tout genre visant à l’évincer du football comorien dans lequel il a excellé durant toute sa carrière. Une carrière qui n’a évidemment pas été au goût de ses ennemies, qui lui ont déclaré une guerre impitoyable sans foi ni loi. Parmi ceux-là, la victime présumée, aurait envoyé plusieurs messages de menaces (preuves relevées et conservées pour l’utilisation juridique) qui s’expliquent encore par ses liens de parenté avec certains adversaires déclarés du coach.
 
Ces messages ne datent pas d’hier. Il faut donc savoir que la victime présumée avait toutes les occasions possibles de déposer plainte et rendre la procédure pénale depuis quelques années où les intimidations ont commencés, notamment son récent voyage aux Comores qui date d’il y a 2 semaines.
 
Il a cependant choisi la voix des réseaux sociaux, un terrain qu’il maitrise en raison de son activisme, pour se libérer de ce secret, en justifiant cela par son besoin de protéger les plus jeunes d’un prédateur sexuel qui, en rappel, reçoit lui également nombres de témoignages de soutien de toutes les générations confondues qu’il a pu coacher. Des messages d’humanisme de personnes qui témoignent de sa générosité, son assistance, vis-à-vis des autres, au détriment de toute sa famille. Des messages également, de ses étudiants scandalisés par les propos qu’ils lisent sur les réseaux, et qui ont du mal à coller sur cette personne qu’ils ont côtoyer.
 
Mais en ce qui concerne les accusations de crimes et de délits sexuels, une présomption de culpabilité de facto est aussi dangereuse que pour n’importe quel autre type d’acte criminel et délictuel, et ce pour les mêmes raisons : le risque de bouleverser et ruiner la vie d’innocents. 
 
Il ne s’agit pas ici d’infirmer ou confirmer les dires de la victime présumée, Simba Khaled, mais de rappeler à notre communauté la plus grande objectivité au risque de détruire, non pas une vie comme vous pouvez le penser, mais deux vies.  
 
D’un point de vue pratique, cela signifie trouver des moyens d’exprimer notre soutien aux victimes de violences sexuelles sans faire pour autant équivaloir, accusation et culpabilité, et reconnaître que les accusés à tort sont, eux aussi, de véritables victimes. Cela signifie ne pas estimer qu’un verdict de culpabilité est la seule et unique issue juste pour un crime sexuel présumé.
Pour dire simplement, nous devons en finir avec la présomption de culpabilité et laisser la justice effectuer son travail.
 
Rappelons-nous que dans la diffamation, les injures, la calomnie, chaque personne est responsable civilement et pénalement de l’ensemble des messages qu’elle publie.

La Rédaction

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