Les autorités sanitaires de Mayotte tirent la sonnette d’alarme. Les résultats du quatrième volet de l’étude EpiMay 2025 mettent en évidence une progression significative du VIH sur le territoire. Alors qu’en 2019 une personne sur mille vivait avec le virus, ce chiffre atteint désormais cinq adultes sur mille, révélant une évolution préoccupante de l’épidémie.
Réalisée auprès de 1 000 ménages répartis sur l’ensemble de l’île, cette enquête doit permettre à l’Agence régionale de santé (ARS) de mieux orienter ses actions de prévention. L’étude montre également qu’une partie importante de la population ignore toujours son statut sérologique ou ne se considère pas exposée au risque de contamination, un frein majeur à la lutte contre la maladie.
Pour inverser cette tendance, les campagnes de dépistage se multiplient. Lors de la Semaine de la santé sexuelle, 273 personnes ont été testées et plus de 1 000 sensibilisées. En parallèle, 1 615 tests rapides du VIH et des hépatites B et C ont été réalisés sur 22 sites au mois de décembre.
L’ARS ( agence régionale de santé) entend désormais intensifier le dépistage des publics les plus vulnérables, améliorer la prise en charge des personnes séropositives et promouvoir davantage la PrEP. Les autorités rappellent enfin que le préservatif, le dépistage régulier et une consultation rapide après un rapport à risque restent les meilleurs moyens de limiter la transmission du VIH.
M.S


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