En ce moment

Msaidie: « Sambi n’est plus populaire »

A l’occasion d’une interview qu’il a accordée à Fcbk Fm, Houmed Msaidie reconnaît la lenteur de la justice à tenir le procès de l’ancien président Sambi tout en assurant que ce dernier n’est plus populaire.

Emprisonné sans jugement dans son domicile de Voidjou,(devenu pour l’occasion une annexe de la prison de Moroni) l’ancien président des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a entamé sa 5 ème année en mai dernier, sa privation de liberté ayant débuté avec sa mise en résidence surveillée en 2018.

Interrogé ce 20 juillet par nos confrères de Fcbk fm sur le retard de la justice à organiser le procès de l’affaire de la citoyenneté économique, le porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidie reconnait le retard de la justice à traiter l’épineuse affaire. « Le gouvernement ne se félicite pas du retard qu’accuse ce dossier » mais il croit dur comme fer « qu’une audience se tiendra » et « qu’un jugement sera rendu ». Il s’est en revanche gardé d’avancer une date.

Par ailleurs, Houmed Msaidie dément l’information persistante selon laquelle l’ancien Raïs est maintenu en prison à cause de sa popularité. Du haut de son fauteuil de son porte-parole du gouvernement, il affirme que Sambi n’est pas populaire. Il assène « des preuves » :

« Quand Lula et Mandela (anciens présidents du Brésil et de l’Afrique du Sud) étaient emprisonnés, tout le monde l’a senti. On a vu la mobilisation de leurs militant(es) et de leurs sympathisant(es). Les militants de Sambi ne se font entendre que sur Facebook ».

H. Msaidie

L’enfant du Mbude semble avoir oublié qu’il n’y a pas si longtemps, il avait affirmé à l’antenne de Fcbk FM que si la candidature de Sambi n’avait pas été rejetée par le juge électoral pour les échéances de 2016 « personne ne parlerait ni d’Azali Assoumani ni de Mamadou Ali Soilihi ».

Sambi est accusé de  » corruption, détournement de deniers publics, complicité de faux et usage de faux  » dans l’affaire dite de la citoyenneté économique depuis août 2018. De tous les prévenus, il est celui qui subit, plus que quiconque, la persécution de la justice comorienne. Au point que les autorités judiciaires lui ont refusé d’aller se soigner à l’étranger malgré une autorisation du juge d’instruction. Sur ce plan et pour d’autres, Ikililou Dhoinine, son successeur à la tête de l’Etat bénéficie d’un meilleur traitement que lui.

Ali Mbae

Please follow and like us:
error20
fb-share-icon97
Tweet 87
fb-share-icon20

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


error: Content is protected !!