Un nouvel épisode de la question mahoraise s’est invité dans le débat diplomatique entre les Comores et la France. Alors que se tient à Moroni le 40ᵉ Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien (COI), les déclarations des autorités comoriennes sur Mayotte ont suscité une réaction immédiate de la ministre française des Outre-mer, Naïma Moutchou.
Lors de cet événement régional, le ministre comorien des Affaires étrangères a réaffirmé la position historique de l’Union des Comores en déclarant que « Mayotte est comorienne » et en appelant la France à « mettre fin à la violation de notre intégrité territoriale ». Une déclaration qui s’inscrit dans la ligne diplomatique défendue par Moroni depuis l’indépendance du pays.
Quelques heures plus tard, Naïma Moutchou a répondu sur les réseaux sociaux en affirmant que « Mayotte est française » et en demandant aux Comores de mettre un terme à la contestation de ce qu’elle qualifie de « choix démocratique » exprimé et confirmé à plusieurs reprises par les Mahorais lors des différentes consultations organisées par la France.
Cette prise de position illustre une nouvelle fois la profonde divergence qui oppose les deux États sur le statut de Mayotte. Alors que les Comores s’appuient sur les résolutions des Nations unies relatives à l’intégrité territoriale de l’archipel, la France met en avant le droit à l’autodétermination et les choix exprimés par la population mahoraise.
Malgré ces désaccords persistants, les deux pays demeurent liés par de nombreux enjeux communs.
IBM



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