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Mohéli : plus de 100 migrants signalés au large, leur sort reste incertain

 

Une embarcation transportant environ 116 migrants a été signalée lundi 14 septembre au large de Mohéli. Malgré la mobilisation annoncée de plusieurs services publics, aucune communication officielle ne permet encore de connaître précisément le nombre de passagers, leur état de santé ou la décision prise concernant leur débarquement.

la Police nationale, la Gendarmerie, les garde-côtes, le COSEP et le Croissant-Rouge ont été mobilisés. Deux embarcations des garde-côtes auraient rejoint le navire afin d’évaluer la situation.

Les premières informations font état de ressortissants de la République démocratique du Congo, du Burundi et de Tanzanie. Des enfants, des femmes enceintes et d’autres personnes vulnérables se trouveraient à bord. Le bateau transporterait principalement de la farine de manioc et une réserve d’eau. Ces indications restent cependant à confirmer par les autorités.

Des récits contradictoires sur le débarquement

Le sort des passagers demeure particulièrement confus. Le premier récit publié lundi évoquait une attente des instructions des autorités centrales pour décider d’un débarquement ou d’un retour vers les pays d’origine.

Mardi 15 septembre, « Mayotte Hebdo »  a affirmé que l’embarcation était toujours maintenue au large de Boingoma et que ses passagers n’avaient pas été autorisés à rejoindre la terre ferme. Le journal rapporte également qu’un remorquage vers les eaux internationales aurait été envisagé.

Cette dernière information repose sur des sources non identifiées et n’a été confirmée ni par le gouvernement comorien ni par les garde-côtes. Elle doit donc être considérée comme une allégation en attente de vérification.

Une prise en charge publique à clarifier

La présence annoncée d’enfants et de femmes enceintes rend urgente la publication d’un bilan sanitaire. Les autorités doivent également préciser si les passagers ont été identifiés, s’ils ont pu exprimer d’éventuelles demandes de protection et sur quelle base une décision de débarquement, de maintien en mer ou de reconduite serait prise.

Cet épisode intervient quelques jours après qu’une trentaine de migrants congolais auraient été abandonnés par un passeur près de Mohéli. Une mère et son enfant avaient alors perdu la vie.

La succession de ces événements soulève une question plus large : Mohéli devient-elle une étape régulière d’une nouvelle route migratoire régionale ? Elle interroge également les moyens dont disposent les garde-côtes, les services sanitaires et les autorités insulaires pour faire face à des arrivées importantes.

À ce stade, l’existence de l’embarcation et la mobilisation des services sont rapportées par plusieurs médias. En revanche, le nombre exact de passagers, leurs nationalités, leur localisation actuelle et la décision prise à leur sujet restent sans confirmation officielle. Une clarification du ministère de l’Intérieur et des autorités de Mohéli est désormais indispensable.

ANTUF Chaharane 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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