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Mohéli : 147 migrants repoussés vers le large, des femmes et des enfants remis en danger

 

Environ 147 migrants, parmi lesquels se trouveraient des femmes enceintes et de jeunes enfants, auraient été renvoyés en pleine mer par les forces comoriennes. Leur destination reste inconnue. Aucun responsable n’a encore expliqué publiquement qui a donné cet ordre ni comment leur sécurité a été garantie.

L’affaire concerne deux groupes différents.

Le premier était composé de 31 personnes, principalement originaires de la République démocratique du Congo. Abandonnées près de Mohéli par un passeur, elles avaient été accueillies sur l’île après une traversée au cours de laquelle une femme et son enfant étaient morts.

Le second groupe, composé d’environ 116 personnes, a été intercepté quelques jours plus tard au large de Mohéli. Selon les informations recueillies par Mayotte Hebdo, les autorités auraient refusé de laisser ses passagers débarquer, alors que des enfants en bas âge et au moins une femme enceinte se trouvaient à bord.

Les 31 premiers migrants auraient ensuite été conduits au port pour rejoindre la même embarcation. Certains auraient refusé de monter, craignant pour leur vie et estimant que le bateau était déjà trop chargé. Des membres des forces de l’ordre seraient alors intervenus. Les migrants auraient été transportés à bord de patrouilleurs des garde-côtes avant d’être conduits jusqu’au bateau maintenu au large. Mayotte Hebdo

Le Journal de Mayotte affirme que les 147 personnes ont finalement été éloignées des eaux comoriennes. Le média indique que les autorités auraient invoqué un « risque sanitaire » et attribue l’opération à la Brigade mixte chargée de lutter contre le trafic de migrants. Le Journal de Mayotte

Mais une question simple demeure : où sont ces personnes maintenant ?

Renvoyer en mer un bateau déjà surchargé ne règle pas le problème. Cela déplace seulement le danger loin des regards. Il faut savoir si l’embarcation était réellement capable de naviguer, si elle disposait de suffisamment de carburant, d’eau potable et de nourriture, et vers quelle destination elle devait se rendre.

Le « risque sanitaire » évoqué par les autorités demande également des explications. Aucun bilan médical, aucune maladie identifiée et aucun document justifiant cette décision n’ont été rendus publics. La présence éventuelle d’un problème sanitaire ne dispense pas les autorités d’apporter une assistance médicale aux personnes vulnérables.

Cette affaire pose aussi la question de la responsabilité politique. Les garde-côtes et les autres forces mobilisées ont exécuté l’opération, mais personne ne sait encore qui a ordonné le renvoi. Était-ce une décision des autorités de Mohéli, du ministère de l’Intérieur ou d’un autre responsable national ?

À ce stade, le refoulement est rapporté par la presse, mais il n’a pas été confirmé par un communiqué officiel. Le nombre exact de passagers, leur destination et leur situation actuelle restent également à vérifier.

Le gouvernement doit maintenant répondre clairement : qui a donné l’ordre de repousser ces 147 personnes, où ont-elles été envoyées et quelles mesures ont été prises pour empêcher un nouveau drame en mer ?

Said Hassan Oumouri

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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