Mwali, le quotidien des habitants s’est une nouvelle fois retrouvé paralysé par une crise de carburant qui s’installe durablement dans le paysage local. En plein mois de ramadan, files interminables, rationnement et marché noir rythment désormais la vie des usagers, tandis que les promesses officielles peinent à rassurer une population lassée des solutions temporaires.
Depuis plusieurs jours, des dizaines de véhicules patientent dès l’aube devant la station Ba Natcha. Chauffeurs de taxi, commerçants et particuliers racontent des heures d’attente pour quelques litres seulement. Certains usagers dénoncent des limitations strictes, parfois réduites à deux litres pour les motos, alors que les automobilistes repartent souvent les mains vides. Une panne de pompe survenue samedi a encore aggravé la tension, renforçant le sentiment d’abandon exprimé par de nombreux habitants.
En parallèle, le carburant réapparaît sur le marché parallèle, vendu jusqu’à 1000 francs comoriens le litre. Selon plusieurs témoignages, ce carburant proviendrait d’Anjouan. De son côté, le directeur régional de la Société des hydrocarbures annonce l’arrivée prochaine d’un approvisionnement, promettant un retour à la normale d’ici vendredi.
Mais au-delà de l’urgence, la question du stockage reste entière. À Hoani, un dépôt d’hydrocarbures lancé sous le régime d’Ikililou Dhoinine demeure inachevé, malgré des citernes déjà construites. Pour de nombreux habitants, finaliser ce projet serait la seule solution durable pour éviter que Mohéli ne revive, encore et encore, la même crise.
IBM


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