Mayotte, le 101e département français situé dans l’océan Indien, connaît depuis plusieurs jours une vague de violences sans précédent entre jeunes de quartiers rivaux. Des affrontements à la machette, des incendies de maisons, des agressions et des amputations ont fait plusieurs victimes et terrorisé la population.
Tout a commencé après le meurtre d’un jeune de 20 ans à Kawéni, dans la ville de Mamoudzou, la plus grande de l’île. Les habitants de ce quartier se sont lancés dans une vendetta contre ceux de Doujani, plus au sud. D’autres villages, comme Combani et Miréréni, ont également connu des heurts sanglants.
La députée de Mayotte, Estelle Youssouffa, a alerté sur la situation dramatique de l’île, qu’elle qualifie de « bord de la guerre civile ». Elle a dénoncé l’impunité des « barbares en culotte courte » qui sèment la mort, et a pointé du doigt le problème de l’immigration clandestine. Selon elle, plus de 50% de la population est étrangère et en grande majorité en situation irrégulière, ce qui engendre de la misère et de la violence.
Face à cette crise, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’envoi de renforts policiers, dont une dizaine de membres du Raid. La population, qui se sent abandonnée, réclame plus de sécurité et de justice.
Saïd Hassan Oumouri
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