Réunis ce lundi au Palais du Peuple à Moroni, les ministres des Affaires étrangères des États membres de la Commission de l’Océan Indien (COI) ont participé au 40ᵉ Conseil des ministres de l’organisation régionale.
Autour de la table figuraient le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de l’Union des Comores, Mbae Mohamed, ainsi que ses homologues de Madagascar, de la France, de Maurice et des Seychelles. Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers stratégiques pour l’avenir de la région.
Parmi les principales décisions adoptées figure l’organisation de deux conférences ministérielles consacrées à la sécurité régionale : l’une sur la sécurité portuaire et la sûreté de la navigation maritime, l’autre sur la protection des câbles sous-marins et la cybersécurité.
Les ministres ont également validé l’opérationnalisation du fonds régional SEGA One Health, destiné à renforcer la prévention et la réponse face aux risques sanitaires émergents, notamment la variole du singe et Ebola.
La question de la sécurité alimentaire a occupé une place importante dans les échanges. La COI entend finaliser une feuille de route stratégique afin de mobiliser les partenaires publics et le secteur privé autour de cet enjeu devenu prioritaire pour les États insulaires de la région.
À l’issue des travaux, l’Union des Comores a officiellement passé le relais la présidence tournante de la COI à la France (La Réunion). Durant son mandat, la France entend notamment renforcer la coopération en matière de sécurité maritime, améliorer la gestion collective des risques naturels, moderniser le fonctionnement de l’organisation et développer les échanges commerciaux régionaux afin de consolider la résilience alimentaire des territoires.
Selon nos informations, la question de l’adhésion de Mayotte à la COI n’a pas été abordée lors des travaux du Conseil des ministres. Le sujet a toutefois été évoqué en marge de la cérémonie d’ouverture. Dans cette perspective, le ministre des Affaires étrangères, Mbae Mohamed, a réaffirmé la position constante de Moroni, selon laquelle Mayotte fait partie intégrante de l’archipel des Comores composé de quatre îles. Le chef de la diplomatie comorienne a également souligné que la présence française sur l’île constitue une violation du droit international.
Une déclaration qui rappelle que, malgré la coopération régionale portée par la COI, la question de Mayotte demeure un sujet de divergence entre Moroni et Paris. Les autorités comoriennes réaffirment régulièrement leur attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’archipel, une position qu’elles entendent maintenir sur la scène régionale comme internationale.
Sefrick Abdou


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