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Les élèves du Lycée SMC tirent la sonnette d’alarme

Les élèves du Lycée Saïd Mohamed Cheick (LSMC) se déclarent en grève. Hier mardi dans l’après-midi, la coopérative de cet établissement public de la capitale a déploré l’enlisement du bras de fer entre l’intersyndicale des enseignants et le gouvernement qui s’éternise. Pour ces élèves au bout des nerfs, si d’ici jeudi un terrain d’entente n’est pas trouvé entre les enseignants et les autorités, un mouvement de contestation se poursuivra jusqu’aux écoles privées.

Ils étaient très nombreux à se retrouver dans la grande salle du Lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni (LSMC) ce mardi, pour protester contre l’enlisement du conflit engagé par l’intersyndicale des enseignants depuis deux semaines. Devant la presse, Kadafi vice-président de la coopérative des élèves, n’est pas passé par quatre chemins pour accuser le gouvernement d’être peu soucieux des difficultés qui touchent l’éducation et particulièrement le secteur public. « Le gouvernement se montre indifférent face à la crise de l’enseignement public. Le lycée Saïd Mohamed Cheikh est au centre de l’éducation nationale si bien que nous sommes bien placés pour réclamer nos droits », lance-t-il. C’est dans ce contexte qu’ils menacent de manifester à leur tour en tant qu’élèves pour exiger des solutions au conflit entre enseignants du public et gouvernement. La coopérative dit regretter cette attitude des deux camps.

« Depuis deux semaines, nous venons au lycée sans pour autant voir un enseignant alors que le délai pour les examens approche à grand pas », dit-il, tout en montrant que leur réaction cet après-midi est un cri d’alarme pour conscientiser le gouvernement du danger de la grève engagée par l’intersyndicale. « Nous n’apprenons rien ! On se déplace pour rien ! On passe des heures avec l’espoir de revoir un enseignant dans les lieux mais en vain. La journée s’achève sans cours. Notre avenir est sombre », regrette une fille de la classe de terminale, devant la presse. Pour le vice-président de la coopérative, aucun élève du lycée de Moroni n’avait le droit de quitter les lieux sans pour autant avoir une réponse du gouvernement. Une réponse à défaut de laquelle, des mouvements de contestation pourront bien rassembler tous les élèves du secteur public et toucheront même le secteur privé.

Kamal Gamal / LGDC

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