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Azali s’est entretenu avec les notables et les Oulémas

Le Président de la République, AZALI Assoumani, s’est entretenu avec l’Association des notables comoriens et les Oulémas, ce jeudi 23 octobre, au Palais de Beit-Salam.

Les échanges ont porté sur la situation qui prévaut dans le pays ces dernières semaines, et notamment les conflits entre les villages et les faits de violence qui ont lieu en marge des rencontres sportives, ou encore la montée de la délinquance juvénile.

Dans ce contexte, le Président de la République a exhorté les notables à jouer pleinement leur rôle de médiateur social et à joindre leurs efforts à ceux des autorités gouvernementales et judiciaires mais aussi des Forces de sécurité, pour trouver les solutions appropriées à ces problèmes .

Le représentant de la notabilité de Ngazidja et celui de celle de Mwali se sont exprimés au nom de l’Association et ont remercié le Chef de l’État pour avoir pris l’initiative de les recevoir et de s’entretenir avec eux.

Ils ont ensuite indiqué qu’il était nécessaire de bien situer le rôle de chaque entité dans le pays.

Selon eux « les Notables, à l’instar des Oulémas, peuvent, en effet, participer à la médiation pour aider à trouver des solutions aux problèmes qui touchent la Société, mais à condition que le personnel judiciaire et les Forces de l’ordre jouent leur rôle. »

Ils ont déploré le fait que « La Société comorienne d’aujourd’hui se repose souvent sur le système judiciaire, alors que certains conflits peuvent être traités par le système traditionnel ».

Le Chef de l’État a par la suite interpellé les membres de son Cabinet, en leur demandant de se rapprocher de l’organisation des notables de l’archipel afin de définir ensemble une méthodologie de travail, qui permettra à chaque entité de jouer pleinement son rôle.

Il a également évoqué, la question des conflits fonciers qui opposent des localités limitrophes et a, dans ce sens, rappelé que cela relève du domaine public et « qu’il est déplorable de voir certains comoriens se tirailler sur des biens domaniaux qui relèvent donc de la responsabilité de l’État ».

Beit-salam

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