À Chouwani, la crise de l’eau s’installe dans la durée. Depuis plus de 120 jours, les robinets sont à sec, plongeant la localité dans une situation critique qui bouleverse le quotidien des habitants. Face à cette pénurie prolongée, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) peine à apporter une solution rapide, invoquant des contraintes techniques persistantes.
Sur le terrain, l’impatience grandit. Les habitants, majoritairement dépendants du réseau public, doivent désormais parcourir plusieurs kilomètres pour s’approvisionner en eau. « C’est une épreuve quotidienne », témoigne Saïd Ali Allaoui Mohamed, contraint de se rendre jusqu’à Moroni pour remplir ses bidons. Une situation qui, selon lui, s’apparente à une véritable paralysie sociale.
Du côté de la Sonede, le blocage est reconnu. Mohamed Hassane Kapachiya, attaché de presse de la société, explique que les pompes disponibles ne sont pas compatibles avec le forage existant. Une commande a toutefois été passée à l’étranger, avec une livraison annoncée sous deux semaines.
IBM


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