Une nouvelle polémique secoue le secteur des télécommunications aux Comores. Une information relayée par le journaliste du media FCBK FM, ALI Mkouboi met en cause le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique. Ce dernier serait impliqué dans des activités commerciales consistant à fournir du matériel et des fournitures de bureau à des entreprises relevant de son propre département de tutelle.
Selon ces accusations, les sociétés concernées seraient notamment Comores Télécom, entreprise publique placée sous la tutelle du ministère, ainsi que la Banque Populaire des Comores (BPC). Cette dernière est dirigée par Hayatti Nasserdine Soulé, selon les informations publiées sur le site officiel de la banque.
Si ces faits étaient établis, ils pourraient soulever une importante question de gouvernance publique. Dans la plupart des administrations, les responsables publics sont tenus d’éviter toute situation pouvant créer un conflit entre leurs fonctions officielles et leurs intérêts privés. L’objectif est de garantir l’impartialité des décisions publiques et une concurrence équitable dans les marchés.
Cette affaire soulève également des interrogations sur les procédures d’achat. Les acquisitions de matériel et de fournitures sont normalement encadrées par des règles de passation des marchés destinées à assurer la transparence, l’égalité entre les fournisseurs et la bonne utilisation des fonds publics.
Les accusations vont plus loin en évoquant une possible complicité au sein de la BPC dans l’attribution de ces commandes. À ce stade, aucune preuve publique ni réaction officielle des personnes mises en cause n’a été produite pour confirmer ou infirmer ces allégations. Elles doivent donc être considérées comme des accusations qui restent à vérifier.
Cette polémique intervient dans un contexte où les exigences de transparence et de bonne gouvernance sont régulièrement mises en avant par les autorités comoriennes dans la gestion des entreprises publiques.
Reste désormais une série de questions auxquelles seule une clarification officielle pourra répondre : les marchés ont-ils été attribués conformément à la réglementation ? Les organes de contrôle ont-ils été saisis ? Existe-t-il une situation de conflit d’intérêts ou ces accusations sont-elles infondées ? Autant d’interrogations qui pourraient alimenter le débat public dans les prochains jours.
Said Hassane Oumouri


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