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Azali augmente le carburant, Ussukani wa massiwa menacent de paralyser le pays »

Le bras de fer commence déjà. Quelques heures après l’annonce du président Azali Assoumani sur la future hausse du prix du carburant, le syndicat des transporteurs en commun Usukani wa Masiwa a réagi avec fermeté en menaçant de déclencher une grève nationale du secteur.

Dans un communiqué relayé après l’allocution présidentielle, le syndicat prévient que l’application effective de cette mesure entraînera immédiatement un arrêt du travail des transporteurs en commun à travers le pays.

« La mise en pratique de cette mesure sera synonyme d’entrée en grève pour nous », a déclaré l’organisation syndicale.

Cette réaction illustre déjà l’ampleur de la tension provoquée par l’annonce du chef de l’État. Car aux Comores, les transporteurs sont directement dépendants du carburant, et la moindre augmentation des prix à la pompe menace immédiatement leur activité et leurs revenus.

Les taximen craignent notamment une explosion des charges dans un contexte où la population peine déjà à supporter le coût élevé de la vie. Beaucoup estiment qu’une hausse du carburant obligerait soit à augmenter fortement les tarifs du transport, soit à travailler à perte.

Or, une augmentation du prix des transports toucherait immédiatement toute l’économie du pays : transport des travailleurs, déplacements scolaires, circulation des marchandises, prix des produits alimentaires ou encore liaisons entre villages et centres urbains.

Le syndicat Usukani wa Masiwa affirme ainsi que le secteur ne pourra pas absorber une nouvelle hausse sans réaction collective.

Cette menace de grève intervient alors qu’aucun chiffre officiel concernant le nouveau prix du carburant n’a encore été publié par le gouvernement. Mais l’annonce présidentielle a suffi à déclencher l’inquiétude dans plusieurs secteurs professionnels.

Le risque désormais pour les autorités est de voir cette contestation s’étendre au-delà des seuls transporteurs. Car dans un pays où les salaires restent très faibles et où une grande partie de la population dépend du transport collectif au quotidien, une paralysie du secteur pourrait rapidement provoquer une crise sociale plus large.

Pour beaucoup de Comoriens, la question dépasse désormais le simple prix du carburant. Elle touche directement à la capacité des familles à se déplacer, travailler, se nourrir et survivre dans un contexte économique déjà extrêmement fragile.

ANTUF Chaharane

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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