Le village de Sandampoini, sur l’île d’Anjouan, a été le théâtre d’une capture aussi rare qu’exceptionnelle ce dimanche 5 juillet. Un cœlacanthe, poisson préhistorique surnommé le « fossile vivant » et emblème des Équipe des Comores de football, a été pêché par Daoud et Chunoi Prince, selon les informations recueillies.
Cette prise intervient à la veille de la fête nationale des Comores et rappelle le lien unique qui unit l’archipel à cette espèce mythique. Si le premier cœlacanthe vivant a été découvert le 22 décembre 1938 au large d’East London, près de l’embouchure de la rivière Chalumna, c’est bien à Anjouan qu’un deuxième spécimen a été capturé en décembre 1952. Cette découverte historique a confirmé l’existence d’une population de cœlacanthes dans les eaux comoriennes, faisant des Comores un site majeur pour l’étude de cette espèce.
Aujourd’hui, le cœlacanthe est une espèce strictement protégée au niveau international en raison de sa rareté et de son importance scientifique. Les spécialistes rappellent que lorsqu’un cœlacanthe est capturé accidentellement, il est recommandé de le remettre à l’eau dans les meilleures conditions possibles afin de contribuer à sa préservation.
Cette nouvelle capture relance une nouvelle fois le débat sur la sensibilisation des pêcheurs et sur la protection de ce véritable trésor naturel, dont les Comores restent l’un des principaux refuges au monde.
Said Hassan Oumouri


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