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Azali accueilli chaleureusement, les anjouanais ont tourné le dos à 2021

Azali Assoumani s’est rendu ce jeudi à Anjouan pour célébrer sa 2ème anniversaire = 2+3. Élu en 2016 pour 5ans ce 26 mai, un anjouanais devrait diriger le pays mais avec le changement de constitution en 2018, Azali a prolongé son mandat jusqu’en 2024.

Le président Azali a été accueilli chaleureusement à l’aéroport de Ouani par les anjouanais qui tournent le dos à 2021.

La Rédaction

1 commentaire sur Azali accueilli chaleureusement, les anjouanais ont tourné le dos à 2021

  1. Azali a été accueilli chaleureusement à Anjouan! Le décryptage nous dit: Anjouan n’a pas accueilli Azali avec ou sans chaleur. Oui, il fallait ne savoir lire pour croire que le chef de fait fut le bien venu pour l’île d’Anjouan et les anjouanais. Le nombre de personnes présentes à l’aéroport n’était pas si important que cela. Aussi, si l’on compte sa petite délégation, les hommes de la sécurité en civile, les forces de l’ordre, le reste des personnes présentes n’était même pas égal au 1/9 des fonctionnaires de l’île d’anjouan qui sont pour certains vassalisés à la dictature. A partir de là, la seule lecture certaine et objective: ANJOUAN s’est tue devant la visite inutile du président factuel. Il est vrai que l’on peut se poser la question de savoir quel est le motif de ce déplacement le jour de l’enterrement de son conseiller. Sans trop s’aventurer sur des réponses d’un responsable politique d’un niveau acceptable, on peut considérer que le président est habité par le désir de la manifestation d’une popularité qui lui fait défaut. Se sachant, indésirable, inacceptable, insupportable, inaudible et transparent, Azali accourt à la foule. Il dépense son temps et l’argent du peuple pour quémander une empathie. C’est cela son problème. Comment peut-il prétendre à l’attention d’un peuple qu’il a réussi à martyriser? Juste les faits suivants lui privent de l’amour d’un peuple qui a cru, un temps, à ses mensonges de campagne! Elu en 2016, au scrutin à 104,43%, Azli ait prêté serment confirmant respecté la constitution rien que la constitution. Le lendemain de son investiture, il abroge la commission anti corruption par un décret et non une loi comme prévu par la constitution, supprime la cours constitutionnelle, s’approprie les assises, organise un referendum constitutionnelle suivi des scrutins dont il est le seul arbitre, procède à des arrestations arbitraires, des enlèvements et des déportations sans aucune règle de droit, commet des assassinats ciblés et autres crimes, musèle et enferme toutes celles et ceux qui crient leur douleur, interdit le droit de réunion, autorise la délation et les violes. Il croit qu’un peuple taiseux est une somme de citoyens acquis à sa cause. Et pourtant incapable d’empêcher qui conque de penser et de surcroit au contraire. Aujourd’hui, le seul moment où il est à son aise est l’enterrement de ses proches familiales ou politiques. Ses partisans l’y adulent, l’acclament et vont jusqu’à oublier qu’il s’agit d’un rassemblement macabre. L’once de sentiments humains que j’ai pour Azali et ses vassaux, m’invite à leur souhaiter un changement radicale de culture politique à savoir, respecter les hommes et le choix des électeurs, la constitution et nos institutions mises en place en 2001. Sans quoi, le peuple finira par s’insurger, ses bourreaux au pilerie et des lourdes conséquences nombreuses. Azali reste un président illégal par le chiffonnement de son serment de 2016 et illégitime par les scrutins référendaire et présidentiel plus que tronqués. Une tricherie militaire comme il en a l’habitude.

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