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À quand une véritable rationalisation des conseillers du Président de la République?

Dans un contexte marqué par une crise financière mondiale persistante, des budgets publics sous forte pression et des attentes sociales de plus en plus importantes, chaque dépense de l’État doit être guidée par un seul principe : l’efficacité. Les Comores n’échappent pas à cette exigence de rigueur.

 

La question du nombre de conseillers auprès du Président de la République mérite aujourd’hui un débat serein, responsable et sans tabou. Au-delà des considérations politiques, c’est la performance de l’action publique qui doit être au cœur de la réflexion.

À l’heure où les finances publiques imposent des choix difficiles, est-il réellement nécessaire de multiplier les postes de conseillers ? Beaucoup estiment qu’une équipe resserrée de cinq conseillers, chacun recruté pour son expertise, son expérience et sa capacité à produire des résultats, serait largement suffisante pour accompagner efficacement le Chef de l’État.

Une telle organisation permettrait de couvrir les principaux domaines stratégiques : les affaires politiques et institutionnelles, la diplomatie et les relations internationales, les questions économiques et financières, la défense et la sécurité, ainsi que la communication stratégique. Une équipe réduite, mais composée de personnalités de haut niveau, favoriserait une meilleure coordination, une plus grande réactivité et une responsabilité clairement identifiée.

Cette réflexion conduit naturellement à s’interroger sur le rôle du conseiller diplomatique du Président de la République. Dans un monde où les équilibres géopolitiques évoluent rapidement, où les crises internationales se multiplient et où les intérêts des États se redéfinissent en permanence, la diplomatie est devenue un instrument essentiel de la souveraineté nationale.

Le conseiller diplomatique ne doit pas être une simple figure protocolaire. Il doit être le stratège discret du Chef de l’État, celui qui analyse les rapports de force, anticipe les crises, prépare les décisions présidentielles et entretient, dans la plus grande confidentialité, des réseaux d’influence utiles aux intérêts du pays.

Ce travail s’accomplit rarement sous les projecteurs. La diplomatie efficace se construit loin des caméras, dans la discrétion des négociations, des consultations et des échanges confidentiels. L’exposition médiatique ne saurait remplacer la qualité de l’analyse ni l’efficacité de l’action.

Dès lors, une question mérite d’être posée : les résultats obtenus aujourd’hui sont-ils véritablement à la hauteur des moyens mobilisés ? Les conseils apportés au Chef de l’État répondent-ils aux défis géopolitiques actuels ?

Le conseiller  diplomatique appelé à assister le Président doit posséder une connaissance approfondie des relations internationales, une parfaite maîtrise des dossiers sensibles, une capacité d’anticipation reconnue ainsi qu’un sens absolu de la discrétion. Ces fonctions exigent avant tout de la compétence, de l’expérience et une grande capacité d’analyse.

Dans une période où  chaque franc dépensé doit produire une véritable valeur ajoutée pour la Nation, une évaluation régulière de la pertinence des postes de conseillers apparaît indispensable. L’objectif n’est pas de remettre en cause les personnes, mais de s’assurer que l’organisation de la Présidence répond aux exigences de bonne gouvernance, d’efficacité et de responsabilité.

Le débat mérite d’être ouvert, sans polémique mais avec lucidité. Car au-delà du nombre de conseillers, c’est la qualité du conseil apporté au Président de la République qui déterminera la capacité de l’État à relever les défis économiques, diplomatiques et sécuritaires des années à venir.

La véritable question est donc celle-ci : à quand une réflexion globale sur l’organisation des conseillers de la Présidence, afin de privilégier la compétence, la discrétion, l’efficacité et les résultats au service exclusif de l’intérêt supérieur de la Nation ?

Mohamed Youssouf 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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