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À Anjouan, l’eau coule enfin : la fin d’un calvaire pour des centaines de familles

Pendant des années, dans plusieurs villages d’Anjouan, l’eau potable relevait presque du luxe. Les habitants, en particulier les femmes et les enfants, devaient parcourir de longues distances pour rejoindre les rivières, parfois au prix de plusieurs heures perdues chaque jour. Aujourd’hui, cette réalité commence progressivement à changer grâce aux projets financés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), notamment à travers le Fonds Vert pour le Climat (GCF).

Depuis 2023, plusieurs localités de l’île bénéficient désormais d’un accès effectif à l’eau potable. Dans certains villages, des réseaux de raccordement ont été installés, permettant à des centaines de ménages d’avoir enfin de l’eau directement à domicile. Les communautés locales se sont également organisées autour de comités chargés de la gestion et du suivi du réseau.

À Akibani, plus d’une centaine de foyers sont aujourd’hui raccordés. Pour les habitants, ce projet représente un véritable tournant. « Avant, je passais mes journées à chercher de l’eau et à transporter des seaux sur de longues distances », raconte avec émotion Daila Moudhifir. Cette mère de famille explique qu’elle devait surveiller la moindre goutte d’eau utilisée par ses enfants, de peur de devoir refaire plusieurs trajets jusqu’à la rivière.

Elle affirme qu’aujourd’hui la situation s’est nettement améliorée : « Nous avons enfin accès à une eau propre à la maison, même pendant les fortes pluies. » Selon elle, cette évolution réduit également les risques de maladies liées à l’eau insalubre.

Même satisfaction à Pagé, où près d’une cinquantaine de foyers ont été raccordés. Ridhoine Ahmed, couturière et éleveuse, souligne l’impact positif sur la scolarité des enfants, désormais moins exposés aux retards liés à la corvée d’eau.

Malgré ces avancées saluées par les populations, certains défis demeurent. À Assimpao, Daniel Ousseine, président du comité local de gestion, estime que les quantités disponibles restent encore insuffisantes pour répondre à tous les besoins des habitants.

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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