La hausse des prix du carburant, annoncée par le président de la République dans son adresse à la Nation, ne passe toujours pas. Après l’inquiétude de la population et la réaction des syndicats de transporteurs, c’est désormais le secteur privé et une partie de la société civile qui montent au créneau.
Réunis ce mardi au sein de la plateforme du Dialogue Public-Privé, plusieurs organisations du secteur privé et de la société civile ont adopté une position commune. Dans leur communiqué, elles qualifient cette augmentation d’« insoutenable » pour les entreprises comme pour les ménages.
Pour ces acteurs économiques, la hausse du carburant risque d’entraîner une nouvelle flambée des prix. Transport, marchandises, produits de première nécessité, services : toute l’économie pourrait être touchée. Dans un contexte où le pouvoir d’achat est déjà fragilisé, cette décision apparaît comme un choc supplémentaire pour les familles et les commerçants.
La plateforme réclame une révision à la baisse des prix à la pompe. Elle demande également l’extension de l’abattement de 40 % à l’ensemble des importations, afin de limiter l’impact de la crise sur les prix et sur l’activité économique.
Les signataires appellent aussi à l’ouverture immédiate de négociations avec le gouvernement. Ils estiment qu’une telle décision ne peut pas être imposée sans concertation, surtout lorsqu’elle touche directement la vie quotidienne des citoyens et la survie des entreprises.
Le communiqué condamne par ailleurs les violences contre les commerçants ayant ouvert leurs boutiques et appelle à la réouverture des commerces. Un message clair : la contestation doit se faire sans intimidation, mais le gouvernement doit entendre l’alerte.
Avec cette nouvelle prise de position, la contestation change de dimension. La hausse du carburant n’est plus seulement rejetée dans la rue ou par les transporteurs. Elle est désormais contestée par le secteur privé organisé, qui avertit sur les conséquences économiques d’une décision jugée trop lourde pour le pays.
ANTUF Chaharane


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