Réuni à Nairobi les 11 et 12 mai, le sommet « Africa Forward » marque une nouvelle étape dans les relations économiques entre l’Afrique et la France. Selon le document officiel présenté lors de l’événement, plus de 23 milliards d’euros d’investissements ont été annoncés, avec à la clé environ 250 000 emplois directs attendus sur le continent africain et en France.
Le sommet met l’accent sur une nouvelle approche fondée non plus uniquement sur l’aide au développement, mais sur des investissements « solidaires et durables » dans plusieurs secteurs stratégiques : agriculture, numérique, énergie, santé, industrie et infrastructures.
Parmi les principales mesures annoncées, le secteur de la transition énergétique concentre plus de 4,3 milliards d’euros d’investissements. TotalEnergies prévoit notamment plus de 2 milliards d’euros pour des projets d’énergies renouvelables en Afrique, tandis qu’EDF poursuit le développement de grands projets hydroélectriques et solaires au Cameroun, au Mozambique ou encore au Bénin.
Dans le domaine du numérique et de l’intelligence artificielle, près de 3,76 milliards d’euros seront mobilisés. Canal+ annonce à lui seul un investissement de 3 milliards d’euros à travers l’acquisition de MultiChoice et le développement de contenus audiovisuels africains. Orange prévoit également l’ouverture de cinquante nouveaux Orange Digital Centers afin de former un million d’Africains à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité.
Le secteur de l’économie bleue bénéficie aussi d’importants projets. CMA CGM investira massivement dans les ports africains, notamment à Mombasa, Sokhna et Pointe-Noire, pour renforcer les infrastructures logistiques et maritimes du continent.
Dans la santé, plusieurs programmes hospitaliers et pharmaceutiques ont été dévoilés, notamment la construction de nouveaux hôpitaux en Guinée et des investissements dans la production locale de vaccins en Afrique du Sud.
À travers ces annonces, le sommet Africa Forward ambitionne de renforcer les partenariats économiques entre la France et l’Afrique, tout en accélérant l’industrialisation, la souveraineté numérique et la transition énergétique du continent.
MS


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