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La France promulgue une loi pour accélérer la restitution des œuvres pillées durant la colonisation, réclamée depuis des décennies en Afrique

Après des décennies de demandes, de frustrations et de débats diplomatiques, la France vient de franchir une étape historique dans la question sensible de la restitution des œuvres d’art pillées durant la colonisation. Le président français Emmanuel Macron a promulgué, samedi 9 mai, une loi qui facilite désormais le retour des biens culturels réclamés par plusieurs pays africains.

Jusqu’ici, chaque restitution devait passer par une loi spécifique votée par le Parlement français, un processus souvent long, complexe et bloqué par le principe d’inaliénabilité des collections publiques françaises. Désormais, le gouvernement français pourra autoriser “la sortie du domaine public” d’une œuvre par simple décret, sans devoir relancer un interminable débat législatif à chaque dossier.

Cette nouvelle loi concerne les biens acquis entre le 20 novembre 1815 et le 23 avril 1972, soit une large période marquée par l’expansion coloniale européenne. Toutefois, lorsque les œuvres appartiennent à une collectivité ou à une institution publique autre que l’État français, leur restitution devra être approuvée par cette structure.

En Afrique, cette décision est perçue comme un tournant symbolique mais aussi politique. Depuis plusieurs années, des pays comme le Bénin, le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire réclament le retour d’objets considérés comme une partie essentielle de leur mémoire historique.

Le texte adopté par Paris a également été salué par la Chine, qui a affirmé accorder “une grande importance” à cette réforme. Cette réaction chinoise montre que le dossier dépasse désormais le simple cadre franco-africain et s’inscrit dans une réflexion mondiale sur la justice historique et la circulation des patrimoines culturels.

La France avait déjà amorcé ce mouvement avec la restitution, en 2020, des 26 trésors royaux d’Abomey au Bénin et du sabre d’El Hadj Omar au Sénégal. Plus récemment, le “Djidji Ayokwe”, célèbre tambour parleur confisqué à la Côte d’Ivoire depuis 1916, a également été restitué.

Cette réforme intervient alors qu’Emmanuel Macron poursuit une tournée africaine avec une étape au Kenya. Pour de nombreux observateurs africains, cette loi pourrait contribuer à apaiser une blessure historique longtemps ignorée entre l’Afrique et l’ancienne puissance coloniale française.

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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