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Tensions autour de la grève : routes bloquées, pneus brûlés et circulation paralysée dans plusieurs localités

 

La mobilisation contre la hausse des prix du carburant a franchi un nouveau cap ce matin aux Comores. Dans plusieurs zones de la capitale et de ses environs, des manifestations et blocages ont fortement perturbé la circulation.

Selon plusieurs témoignages et vidéos relayées sur les réseaux sociaux, des routes ont été fermées par des manifestants et des grévistes dans différents quartiers de Moroni. Des pneus ont notamment été brûlés sur certains axes, provoquant d’importants ralentissements et des tensions dès les premières heures de la matinée.

Parmi les zones les plus touchées figure la route qui part du quartier Château de Moroni et continue la montée vers Dzahadjou, La Tsidjé, Mkazi et Mavingouni. Selon plusieurs habitants, des barrages improvisés y auraient été installés, compliquant fortement la circulation et obligeant certains véhicules à faire demi-tour.

À Iconi également, la situation s’est tendue. Des carcasses de voitures, des pierres et divers obstacles ont été placés sur la route, rendant certains passages quasiment impraticables selon plusieurs témoins sur place.

Depuis ce matin, de nombreuses vidéos circulent sur internet montrant les scènes de blocage, les pneus en feu et les routes désertées par endroits. Ces images témoignent d’un climat de colère et de tension grandissante autour de la hausse du carburant et du coût de la vie.

Pour l’instant, aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite sur l’ampleur exacte des incidents ni sur d’éventuelles interventions des forces de l’ordre. Mais cette nouvelle journée marque une montée visible de la contestation sur le terrain, après plusieurs appels à la grève lancés ces derniers jours par différents secteurs.

Au-delà du carburant, beaucoup voient désormais dans cette mobilisation l’expression d’un malaise plus profond lié au pouvoir d’achat, aux difficultés économiques et au sentiment d’épuisement d’une partie de la population.

ANTUF Chaharane

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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