Comme à son habitude, le journaliste de Fcbk FM, Oubeidillah Mchangama, revient avec de nouvelles révélations concernant des scandales financiers présumés au sein de l’appareil d’État. Ce n’est pas la première fois qu’il s’exprime sur des affaires de corruption ou de mauvaise gestion visant certaines autorités. Dans sa dernière intervention, il évoque une somme de 51 millions de francs comoriens qui aurait disparu dans des conditions troubles, en lien avec l’agence Comores Air Assistance aujourd’hui fermée.
Le journaliste de Fcbk FM, Oubeidillah Mchangama, a publié une vidéo dans laquelle il évoque un possible détournement de fonds publics impliquant l’ancienne agence Comores Air Assistance et le ministère des Transports.
Au cœur de ses accusations : une somme de 51 millions de francs comoriens, qui aurait été transférée en liquide vers le ministère.
L’agence Comores Air Assistance, jouait un rôle dans la gestion de certains flux liés au transport aérien, notamment en lien avec des compagnies desservant l’archipel comme Air Tanzania.
Selon les explications avancées par le journaliste, une partie des recettes issues de la vente de billets notamment sur la liaison Comores–Tanzanie était reversée à cette agence, sous forme de taxes ou de frais annexes.
C’est précisément dans ce circuit financier que des irrégularités auraient été constatées.
Dans sa prise de parole, Oubeidillah Mchangama affirme qu’un responsable placé à la tête de l’agence aurait procédé à des retraits d’argent en liquide, avant de les transférer directement à la ministre en charge des Transports.
Sans affirmer explicitement un acte de corruption de la part de la ministre, le journaliste adopte une ligne accusatoire sur la responsabilité politique :Il estime que la disparition de ces fonds engage directement la responsabilité de la ministre, notamment en raison de la nomination du responsable concerné.
Dans sa vidéo, le journaliste s’adresse frontalement à la ministre, identifiée comme Yasmine Madi, membre du gouvernement du président Azali Assoumani. Il formule une question rhétorique lourde de sens : « N’est-il pas vrai que vous avez placé une personne à Comores Air Assistance pour récupérer de l’argent public et vous le transférer ? »
Tout en prenant soin de préciser qu’il n’accuse pas formellement la ministre de corruption, il exige néanmoins des explications claires et transparentes sur le circuit de cet argent.
Le journaliste se dit prêt à aller plus loin et affirme qu’il assumerait ses propos devant la justice, si une procédure venait à être engagée.
Il appelle explicitement à l’ouverture d’une enquête pour répondre à plusieurs questions clés : Où sont passés les 51 millions de francs comoriens ?
Quels étaient les mécanismes exacts de collecte et de transfert des fonds ?
Que sont devenues les ressources de l’agence après sa fermeture ?
Ce n’est pas la première fois que des accusations de mauvaise gestion ou de corruption visent des institutions publiques aux Comores. Les révélations répétées de certains journalistes contribuent à alimenter un climat de défiance croissante envers les autorités.
Dans ce contexte, cette nouvelle affaire pourrait marquer un tournant, à condition que les autorités choisissent la voie de la transparence.
ANTUF Chaharane


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