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2000 exemplaires du journal Mdjali confisqués à l’aéroport

Depuis le 25 novembre dernier, le journal comorien, « Mdjali » imprimé en Tanzanie, est confisqué à l’aéroport des Comores (ADC). Selon les responsables du journal, il s’agit d’Abdoulghafour de M’vouni qui a interdit la distribution du journal sous prétexte que les conditions légales ne sont pas respectées.

Le journal Mdjali, imprimé à Tanzanie n’est pas toujours dans les kiosques. Une affaire qui a choqué les dirigeants de l’organe de presse. Selon le directeur de publication, Ibrahim ben Abdelfatah, le journal est confisqué à l’aéroport des Comores par le douanier, Abdoulghafour par ses intérêts égoïstes. En conférence de presse hier, les mots « égoïste », « mauvaise foi » et « rancune » ont été répétés, à plusieurs reprises par le directeur de publication du journal Mdjali en annonçant que le douanier natif de M’vuni a juste interdit la distribution du journal sans aucun fondement ni loi d’interdiction.

« Le douanier Abdoulghafour, natif de M’vuni avait, en octobre 2019, confisqué le n° 12 du journal Mdjali sans aucun raisonnement légal. Son supérieur a demandé des excuses. J’ai porté plainte contre Abdoulghafour. Ce dernier m’a demandé des excuses. Alors, le 25 novembre dernier, ce même Abdoulghafour a également confisqué le n°13 de Mdjali. Selon ses arguments invalides, il faut une autorisation de publication. J’ai présenté toutes mes preuves logiques. Ce douanier n’a pas compris, il ne respecte pas les preuves des dossiers administratifs. Il détient donc jusqu’à maintenant, le journal. Pourtant c’est 2000 exemplaires perdus contre 3000 en 2019. Il est rancuneux de ma plainte contre lui, en 2019. Il réagit de ses intérêts personnels mais ce n’est pas l’Etat qui a interdit la distribution du journal », a-t-il expliqué.

Le directeur de publication, Ibrahim ben Abdelfatah a montré qu’il a fait tout pour s’en sortir. « J’ai envoyé une lettre au CNPA. Sans réponse. Nous nous sommes allés à M’vuni pour nous plaindre devant sa famille (Abdoulghafour). Nous demandons aux ministres respectifs, de l’intérieur et de la justice à réagir au plus vite possible pour sauver mes 17 employés et moi-même », a-t-il exhorté.

Abdoulandhum Ahamada / Al fajr

La Rédaction

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