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Violences sexuelles sur mineurs : quand le silence protège les bourreaux et condamne les enfants

Le cri d’alarme est lancé. Derrière les murs des maisons et le poids du silence, des enfants subissent des violences sexuelles dans l’indifférence et la peur. Une réalité glaçante que révèlent les données du service d’écoute, où les victimes qui osent parler sont majoritairement âgées de 11 à 17 ans. Plus troublant encore, des cas concernant des enfants de seulement 3 à 5 ans ont également été recensés.

Pour Nassabya Ibouroi, directrice des affaires sociales en charge de la protection des enfants et des femmes et responsable des services d’écoute à Ngazidja, la situation est dramatique. « Les agresseurs sont souvent des personnes connues de l’enfant : membres de la famille, oncles, cousins, beaux-parents ou personnes de confiance chargées de leur garde », déplore-t-elle. Une proximité qui rend la dénonciation encore plus difficile et enferme les victimes dans un climat de peur et de culpabilité.

Le silence, la pression sociale exercée par le village pour étouffer les affaires, ainsi que la faible connaissance des droits de l’enfant constituent autant d’obstacles à une prise en charge rapide et efficace. À cela s’ajoute la lenteur des procédures judiciaires, qui décourage parfois les familles et laisse les victimes sans protection réelle.

Face à cette situation alarmante, une mobilisation s’organise. Le service d’écoute travaille désormais en étroite collaboration avec la justice, la police, la gendarmerie, les structures de santé, les organisations internationales et les leaders communautaires. Ensemble, ces acteurs tentent de briser le tabou et de renforcer les mécanismes de protection.

Nassabya Ibouroi insiste sur un message essentiel : « La violence sexuelle contre les enfants existe et elle touche toutes les familles, sans distinction. Le silence protège l’agresseur, jamais l’enfant. » Elle appelle à une réaction collective et immédiate. « Protéger un enfant, c’est écouter, dénoncer et agir. Il est temps de mettre fin à cette violence et de garantir aux enfants un avenir sûr et digne. »

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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