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« Venez travailler… même sans transport sinon vous ne serez pas payé» : la direction de l’hôpital El-Maarouf durcit le ton en pleine paralysie nationale

 

Alors que les Comores traversent depuis maintenant six jours une crise sociale d’une ampleur rare, un communiqué de la direction générale du CHN El-Maarouf provoque l’incompréhension et la colère chez de nombreux citoyens et agents hospitaliers.

Dans ce document daté du 15 mai 2026, la direction de l’hôpital national informe l’ensemble du personnel que la reprise effective du travail doit obligatoirement être matérialisée par la signature d’un formulaire de reprise de service. Le texte va plus loin : tout agent ne signant pas ce document ne sera pas considéré comme ayant repris ses fonctions, et son salaire du mois de mai pourrait ne pas être versé, son absence étant considérée comme un « service non fait ».

Une décision jugée extrêmement sévère par plusieurs observateurs, au regard du contexte actuel que traverse le pays.

Car depuis le début du mouvement déclenché par les taximen contre la hausse des prix du carburant, la situation s’est progressivement étendue à une large partie du territoire national. Dans plusieurs régions, les transports sont quasiment à l’arrêt. Des routes ont été bloquées, des barrages ont été installés, des commerces ont fermé et de nombreux citoyens peinent simplement à se déplacer.

Dans certaines zones, trouver un véhicule relève désormais du parcours du combattant. Même les agents essentiels, comme le personnel hospitalier, sont directement touchés par cette paralysie générale.

C’est précisément ce qui choque une partie de l’opinion : comment exiger une présence stricte et menacer de suspendre les salaires alors que les moyens de transport sont indisponibles dans plusieurs localités du pays ?

Beaucoup s’interrogent sur l’absence apparente de prise en compte des réalités vécues par les employés. Certains estiment qu’une administration publique, particulièrement un hôpital national, devrait faire preuve de souplesse exceptionnelle dans une situation de crise nationale aussi tendue.

D’autres rappellent toutefois que les services hospitaliers restent vitaux et que l’État cherche probablement à éviter un effondrement du système de santé dans un contexte déjà explosif.

Mais sur les réseaux sociaux, la question revient avec insistance : fallait-il adopter un ton aussi rigide alors que le pays est pratiquement paralysé ?

Cette affaire illustre surtout le climat de tension qui règne actuellement aux Comores. Ce qui avait commencé comme une contestation contre la hausse des carburants est devenu, en quelques jours, une crise sociale nationale touchant les transports, le commerce, les administrations et désormais les hôpitaux.

Et plus les journées passent, plus une interrogation grandit dans l’esprit de nombreux citoyens : le pays est-il encore face à une simple grève… ou à une véritable rupture entre la population et les autorités ?

ANTUF Chaharane 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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