Le secteur de l’éducation continue de bénéficier d’un important soutien financier aux Comores. Lundi 8 juin, une convention de financement d’un montant d’un million de dollars a été signée entre les Comores, l’Agence française de développement (AFD) et le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), avec pour objectif de renforcer durablement les capacités du système éducatif national.
La cérémonie s’est déroulée au lycée Saïd Mohamed Cheikh en présence du ministre des Finances, Moussa Abremane, de la ministre déléguée française chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Éléonore Caroit, du ministre de l’Éducation nationale, Bacar Mvoulana, ainsi que de plusieurs responsables de la coopération internationale.
Au cours de son intervention, Éléonore Caroit a réaffirmé la place centrale qu’occupe l’éducation dans la coopération entre la France et les Comores. « Vous êtes notre priorité », a-t-elle déclaré en s’adressant à la jeunesse comorienne. Elle a souligné que les résultats attendus passent notamment par l’amélioration des infrastructures scolaires et des conditions d’apprentissage.
La responsable française a rappelé que l’AFD finance actuellement une trentaine de chantiers de réhabilitation d’écoles primaires, de collèges et de centres de formation professionnelle à travers l’archipel. Des investissements qui, selon elle, contribuent également à soutenir l’activité des entreprises locales.
Mais au-delà des bâtiments, les partenaires souhaitent accompagner une réforme plus profonde du système éducatif. L’objectif est d’améliorer la planification, la gestion et le pilotage du secteur afin de garantir une meilleure efficacité des politiques éducatives.
Le représentant du Partenariat mondial pour l’éducation, Koffi Segniagbeto, a salué les progrès réalisés ces dernières années aux Comores. Il a expliqué que ce nouveau programme vise notamment à renforcer les capacités institutionnelles du ministère de l’Éducation, à promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons et à optimiser l’utilisation des ressources disponibles.
Pour sa part, le ministre de l’Éducation, Bacar Mvoulana, a qualifié cette signature de « moment historique » pour les relations franco-comoriennes. Selon lui, cette convention va bien au-delà d’un simple accord administratif et traduit une volonté commune de transformer durablement l’enseignement de base dans le pays.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’agir à la fois sur les infrastructures et sur l’organisation du système éducatif. « Investir dans l’éducation, c’est offrir à nos élèves des espaces d’apprentissage dignes, sûrs et adaptés, ainsi que de meilleures conditions de travail à nos enseignants », a-t-il déclaré.
Concluant son intervention, il a lancé un appel à poursuivre les efforts en faveur de la jeunesse comorienne : « Investissons dans notre ressource la plus précieuse : notre jeunesse. Donnons-lui les moyens d’apprendre et de bâtir l’avenir. »
ANTUF Chaharane


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