La tension est montée d’un cran au sein de la direction des Travaux Publics (TP). Réunis lundi 23 février à leur siège, plusieurs agents ont publiquement exprimé leur colère face à une situation qu’ils jugent devenue insoutenable. Au cœur de leurs revendications : quinze mois d’arriérés de salaires et des accusations de mauvaise gestion visant la direction.
Visages fermés et tissus rouges noués sur la tête, les employés affirment continuer à travailler quotidiennement et à générer des recettes importantes grâce aux chantiers réalisés. Selon eux, les paiements effectués pour ces travaux ne seraient pas redistribués aux agents. Ils accusent le directeur général, Ali Boina, ainsi que la comptable, Rahamata, de s’approprier les fonds destinés aux salaires, tout en rappelant que les rémunérations ne transitent pas par l’État mais directement par la direction des TP.
Les agents évoquent également la location d’un engin en 2023, qui aurait généré plusieurs millions de francs comoriens. Malgré ces revenus, seuls 50 % des salaires auraient été versés, selon leurs témoignages. Ils dénoncent aussi la vente de véhicules de service et réclament une intervention rapide des autorités.
Affirmant avoir déjà saisi le chef de l’État, le secrétariat général du gouvernement et la Cour des comptes, les employés disent assumer pleinement leurs déclarations, alors que le dossier serait toujours en cours d’examen.
IBM


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