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Plusieurs quartiers de Fomboni sont privés d’eau depuis des mois

L’eau de la SONEDE devient de plus en plus rare dans plusieurs quartiers de Fomboni depuis un certain temps. Pourtant, les factures mensuelles continuent à tomber chaque mois chez les clients. Les responsables de la société sont à pied d’œuvre pour assainir le réseau. Mais avec le changement climatique, disent-ils, la diminution des pluies et le tarissement des nappes phréatiques accentués par l’accroissement démographique, la crise de l’eau risque de s’installer dans la durée.

Les problèmes d’eau ne cessent de s’accentuer dans les différents quartiers de la ville de Fomboni à Mohéli comme dans les zones périphériques de la capitale. Dans le quartier Colas en passant par Islamique jusqu’à Comotel, mais aussi au village de Bandar es salam, Mbanguani et quelques zones de Djoiezi l’eau de la société SONEDE coule rarement sous les robinets. Néanmoins, chaque mois les factures tombent dans les ménages et les mauvais payeurs assistent fatalement aux coupures de leurs branchements.

Cependant, les agents de cette société nationale d’exploitation et de distribution des eaux ne ménagent aucun effort pour assainir ce réseau hydraulique qui n’arrive plus à répondre aux besoins de la population. Pour les responsables de la société, cette crise est liée au déficit de pluies dans l’île. « Normalement il devrait commencer à pleuvoir dès le mois de novembre, mais ce n’est pas le cas car jusqu’à ce mois de janvier les pluies de la saison n’apparaissent que rarement. Nous vivons une période secouée par le changement climatique, dont seule la nature a le dernier mot » regrette Abdoulbastoi Hamid, directeur régional de la SONEDE. Selon lui, les travaux d’assainissement en cours consistent à déboucher les tuyaux pour s’assurer que rien n’empêche la circulation d’eau en cas de fortes pluies.

Mouhtar Ali Mbaraka, un citoyen résidant au quartier Comotel n’a pas manqué d’exprimer son inquiétude face à cette situation. Et il pointe du doigt ceux qui gaspillent ce liquide précieux alors que les autres en ont besoin. « Au quartier Islamique on ne nous distribue l’eau que 2 fois toutes les deux semaines. C’est inhumain mais on n’a pas le choix. Mais j’appelle ceux qui en reçoivent  quotidiennement de l’utiliser avec précaution. La population locale doit faire preuve de maturité. S’il s’agit de l’électricité, les consommateurs arrivent à faire des économies, pourquoi ne font-ils  pas autant avec l’eau ? » se demande-t-il.

Riwad/ LGDC 

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