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On a dénoncé le prix du carburant… mais le coût d’Internet pèse encore plus lourd sur les familles comoriennes.

 

Lorsque le gouvernement a annoncé la hausse du prix des carburants, les réactions ont été immédiates. Manifestations, appels à la grève et dénonciations de la vie chère ont rythmé l’actualité. Le carburant était alors présenté comme l’un des principaux facteurs de la baisse du pouvoir d’achat des Comoriens.

Mais à quelques jours du boycott des opérateurs télécoms prévu le 1er juillet, une autre réalité économique attire l’attention : les dépenses liées à Internet et à la téléphonie pèsent désormais très lourd dans le budget des ménages.

Prenons un exemple concret. Dans une famille composée de deux parents et de deux adolescents, les deux adultes rechargent chacun environ 5 000 KMF d’Internet par mois. Les deux enfants, eux, utilisent chacun entre 2 000 et 3 000 KMF de crédit. Au total, cette famille dépense entre 14 000 et 16 000 KMF chaque mois uniquement pour rester connectée.

À titre de comparaison, un automobiliste qui consomme une vingtaine de litres d’essence par mois, avec un prix d’environ 700 KMF le litre, dépense près de 14 000 KMF en carburant.

Le constat est frappant : pour de nombreux foyers, le budget consacré aux télécommunications est aujourd’hui équivalent, voire supérieur, à celui consacré au carburant.

La différence est pourtant de taille. Tous les Comoriens ne possèdent pas une voiture ou une moto. En revanche, presque chaque famille possède aujourd’hui plusieurs téléphones. Internet est devenu indispensable pour communiquer, suivre les études des enfants, effectuer des démarches administratives, utiliser les services de transfert d’argent, rechercher un emploi ou développer une activité professionnelle.

C’est précisément cette réalité qui nourrit l’appel au boycott lancé pour le 1er juillet contre les opérateurs télécoms. Les initiateurs dénoncent des tarifs jugés trop élevés, une consommation rapide des forfaits et réclament davantage de transparence sur les offres proposées.

Le débat dépasse désormais la simple question des opérateurs. Il pose une interrogation plus large sur le coût de la vie aux Comores. Si la hausse du carburant a suscité une forte mobilisation nationale, pourquoi le poids des télécommunications, devenu une dépense incontournable pour presque tous les ménages, n’a-t-il jamais fait l’objet d’un débat d’une telle ampleur ?

À l’heure où le numérique est devenu un besoin essentiel, de plus en plus de citoyens estiment que l’accès à Internet ne devrait plus être considéré comme un luxe, mais comme un service de première nécessité. Le boycott du 1er juillet pourrait ainsi marquer le début d’un débat national sur le prix de la connectivité et son impact réel sur le pouvoir d’achat des Comoriens.

ANTUF Chaharane

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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