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« Ne rechargez pas le 1er juillet » : l’appel au boycott des opérateurs télécoms peut-il faire bouger les lignes aux Comores ?

 

Un simple appel lancé sur les réseaux sociaux pourrait-il provoquer un véritable électrochoc dans le secteur des télécommunications aux Comores ?

Dans une vidéo largement relayée sur Facebook, le journaliste et fondateur de FCBK FM, Oubeidillah Mchangama, a appelé les consommateurs comoriens à ne pas acheter de crédit téléphonique ni recharger leurs forfaits Internet le 1er juillet prochain.

L’objectif affiché est clair : exprimer le mécontentement grandissant d’une partie des abonnés face au coût des communications et à la rapidité avec laquelle les crédits et forfaits Internet semblent être consommés.

Sur les réseaux sociaux, les témoignages d’usagers se multiplient. Beaucoup affirment que leurs forfaits Internet s’épuisent anormalement vite. D’autres dénoncent des tarifs qu’ils jugent trop élevés par rapport au pouvoir d’achat moyen des ménages comoriens.

Cette frustration n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, les consommateurs comoriens critiquent régulièrement la qualité du service, les interruptions de réseau, les pannes et le manque de communication des opérateurs. Des médias locaux ont déjà fait état de nombreuses plaintes concernant la qualité des services de télécommunications dans l’archipel.Aujourd’hui, le marché est dominé par deux acteurs : Yas Comores et Comores Telecom.

Certains consommateurs vont jusqu’à soupçonner une forme d’alignement des politiques tarifaires entre les deux opérateurs. Cependant, à ce stade, aucune preuve publique ne permet d’affirmer l’existence d’une entente entre les deux entreprises.

Les critiques portent davantage sur un sentiment partagé : malgré la présence de deux opérateurs, beaucoup d’usagers estiment que les prix restent élevés et que les offres proposées ne répondent pas suffisamment à leurs attentes.

L’idée d’une journée sans recharge n’est pas nouvelle dans le monde. Dans plusieurs pays africains, des mouvements similaires ont déjà été utilisés pour dénoncer le coût de la vie ou certains services.

Si quelques centaines de personnes suivent l’appel, l’impact financier restera probablement limité. En revanche, si plusieurs dizaines de milliers d’abonnés décident simultanément de suspendre leurs achats de crédit pendant une journée, le signal envoyé aux opérateurs pourrait être difficile à ignorer.

Les opérateurs vont-ils réagir ?

Pour l’instant, ni Yas ni Comores Telecom n’ont publiquement répondu à cet appel au boycott.

La question dépasse toutefois le simple prix du crédit téléphonique. Elle touche à un sujet plus large : la confiance entre les consommateurs et les opérateurs.

Car au-delà des tarifs, c’est surtout le sentiment d’incompréhension qui semble alimenter la colère. Beaucoup d’abonnés réclament davantage de transparence sur la consommation des données Internet, la facturation des services et la qualité réelle des offres commercialisées.

Le 1er juillet permettra de mesurer si cette colère numérique peut se transformer en mobilisation réelle. Une chose est certaine : le débat sur le coût des télécommunications aux Comores est désormais lancé au grand jour.

ANTUF Chaharane

 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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