Le rapport final de la contre-expertise médicale réalisée sur l’ancien président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, met en lumière un état de santé préoccupant. Daté du 6 juin 2026 et consulté par notre rédaction, le document conclut à un « haut risque cardiovasculaire », suscitant de sérieuses interrogations sur la prise en charge médicale de l’ancien chef de l’État.
Selon les médecins signataires du rapport, les examens réalisés révèlent un contexte clinique et électrocardiographique « évocateur d’une pathologie cardiovasculaire sous-jacente », avec comme principales hypothèses une cardiopathie ischémique maladie liée à une mauvaise irrigation du muscle cardiaque ou encore un trouble du rythme cardiaque.
Le scanner thoracique injecté effectué dans le cadre de cette contre-expertise n’a pas mis en évidence d’embolie pulmonaire manifeste. Toutefois, les spécialistes précisent qu’une embolie pulmonaire distale ne peut être formellement exclue, le compte rendu de l’examen vasculaire pulmonaire étant jugé insuffisamment détaillé.
Le rapport souligne également la présence de D-dimères et de CPK élevés, des marqueurs biologiques pouvant être associés à diverses atteintes cardiovasculaires ou vasculaires. Face à ces anomalies, les experts recommandent la réalisation rapide d’examens complémentaires afin d’identifier précisément l’origine des troubles constatés.
Parmi les recommandations figurent notamment une exploration vasculo-thrombotique approfondie ainsi que la réalisation d’une coronarographie, examen permettant de visualiser l’état des artères coronaires et de détecter d’éventuelles obstructions.
Les médecins notent par ailleurs l’existence d’« anomalies pulmonaires chroniques discrètes » sans signe aigu évident, tout en insistant sur la nécessité d’investigations complémentaires pour établir un diagnostic définitif.
IBM


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