L’ancien député de Mayotte, Mansour Kamardine, refait parler de lui à travers une sortie aussi provocatrice que méprisante à l’encontre de plusieurs personnalités franco-comoriennes engagées dans la défense de la souveraineté des Comores sur Mayotte, île comorienne toujours occupée par la France en violation des résolutions des Nations unies.
Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, l’ex-parlementaire somme ces militants de « rendre la nationalité française avant de contester la francité de Mayotte », comme si la nationalité imposée par une puissance occupante pouvait effacer l’histoire, la géographie et le droit international.
Cette déclaration a provoqué une vive réaction de Houmed Msaidié, conseiller du président Azali Assoumani et ancien ministre de l’Intérieur, qui accuse Mansour Kamardine de nourrir une nostalgie coloniale assumée et de rêver d’un retour aux méthodes de l’OAS de l’Algérie française pour faire taire les voix comoriennes.
Une comparaison lourde de sens qui traduit l’exaspération face aux dérives idéologiques d’un homme politique en perte de repères. Battu démocratiquement par les électeurs de Sada, Mansour Kamardine semble mal vivre sa mise à l’écart et cherche désormais à exister par la provocation, la stigmatisation et l’insulte.
Le plus troublant reste l’ironie de la situation, Mansour Kamardine est lui-même issu de l’immigration comorienne. En s’érigeant en défenseur zélé de la colonisation française à Mayotte, il tourne le dos à ses origines et renie l’histoire de son propre peuple.
Rappelons-le, Mayotte est comorienne. Elle l’est par l’histoire, par la culture, par la géographie et par le droit international. Son occupation par la France constitue une violation permanente des résolutions de l’ONU et un contentieux colonial toujours ouvert.
IBM




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