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Mandat d’arrêt contre Dhoihir Dhoulkamal : l’ancien ministre comorien condamné à 2 ans de prison ferme

La justice française a rendu ce vendredi une décision particulièrement lourde de conséquences pour l’ancien ministre comorien des Affaires étrangères, Dhoihir Dhoulkamal. Le tribunal judiciaire de Saint-Denis, à La Réunion, l’a condamné à deux ans d’emprisonnement ferme dans une affaire de fraude aux prestations sociales portant sur plus de 338 000 euros.

Absent lors de l’audience et introuvable depuis le début de l’enquête, l’ancien chef de la diplomatie comorienne fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt. Malgré plusieurs années de recherches menées en France et à l’étranger, les autorités françaises n’ont jamais réussi à le localiser ni à obtenir son audition. Selon nos sources il est toujours aux Comores et voyage entre Ngazidja et Anjouan. 

Son épouse a également été reconnue coupable dans cette affaire. Elle a été condamnée à une peine d’un an d’emprisonnement ferme et à une interdiction de séjour sur le territoire français pendant cinq ans.

L’enquête, ouverte à La Réunion, portait sur des prestations sociales perçues entre 2013 et 2020. Selon les investigations, le couple aurait omis de déclarer plusieurs revenus et situations incompatibles avec le versement de différentes aides sociales. Les poursuites concernaient notamment des faits d’escroquerie et de fausses déclarations ayant permis l’obtention du Revenu de solidarité active (RSA), d’allocations familiales, d’aides au logement et d’autres prestations.

Le préjudice total est estimé à plus de 338 000 euros, dont 251 570 euros pour la Caisse d’allocations familiales (CAF) et 86 721 euros pour la Caisse générale de sécurité sociale (CGSS).

Révélée en 2020, cette affaire avait suscité un vif intérêt en raison des hautes fonctions occupées par Dhoihir Dhoulkamal au sein de l’État comorien. Longtemps protégé par son statut diplomatique, l’ancien ministre n’avait jamais été entendu par les enquêteurs.

Avec le mandat d’arrêt délivré par la justice française, l’ancien diplomate s’expose désormais à une arrestation immédiate s’il est localisé ou s’il transite par un pays susceptible d’exécuter la décision judiciaire rendue à son encontre.

MS

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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