La tension politique semble franchir un nouveau cap à Djoiezi, sur l’île de Mohéli. À quelques heures de la prière du vendredi à laquelle le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, avait annoncé vouloir participer, les fidèles de la localité ont découvert une scène inhabituelle et choquante dans leur mosquée.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les tapis de la mosquée avaient été retirés, soigneusement pliés puis déposés dans le mihrab. Plus surprenant encore, de l’huile de vidange aurait été déversée dans le bassin destiné aux ablutions ainsi que dans ses alentours, rendant l’espace impropre à son utilisation habituelle.
Ces actes, dont les auteurs demeurent inconnus à ce stade, ont provoqué l’incompréhension et l’indignation parmi les habitants. Pour de nombreux observateurs, cet incident intervient dans un contexte marqué par une forte contestation politique et pourrait être interprété comme une manifestation symbolique du rejet d’une partie de la population à l’égard du chef de l’État.
À Djoiezi, plusieurs habitants n’ont pas caché leur mécontentement face à la visite présidentielle annoncée. Si aucune revendication officielle n’a été formulée, les événements survenus dans la mosquée alimentent les spéculations sur un climat de défiance grandissant envers le pouvoir en place.
IBM


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