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Lettre ouverte aux jeunes pousses de la politique comorienne

Jeune comorien, à travers de toi je parle à tous les comoriens.
Je te rencontre partout : dans la rue, sur les places publiques, et dans (sur) les espaces publiques notamment dans les réseaux. Tu te préoccupes sans doute de la politique et de la vie de notre pays. Tu aurais pu être mon camarade, mon compagnon de lutte si on se comprenait et que l’on partageait les mêmes idées et les mêmes affinités. Aujourd’hui, on se regarde en chiens de faïence sans savoir ce qui nous sépare. Et pourtant, on devrait le savoir pour faciliter nos liens.
Nous devons être des camarades pour les Comores et pour l’humanité. Et pour devenir des camarades, il faut s’accorder le divorce de beaucoup des choses qui vont à l’encontre de la morale et de l’éthique de la vie politique et sociale. Donc, nous pactiser avec tout ce qui est en rapport de la morale et de l’éthique que le monde de paix souhaite. C’est ça ce que j’aurai bien aimé pour nous jeune comorien.


J’aurai bien aimé que nous nous trouvons dans cet accord quand on se voit. Pourtant, quand on se voit, nous ne sommes jamais adressés un seul mot, pour nos maux. En réalité, dès que je t’aperçois, je commence à te parler, en l’absence de ma voix. Je continue à te parler pendant ma promenade, mon temps d’écoute de tes interventions sur les réseaux, voire même le temps de lecture de tes articles dont je prends soins de les lire et les comprendre.


Et souvent je me demande pourquoi, ce cloison qui nous sépare ? Or il me semblerait qu’on se bat pour les mêmes causes : le bonheur des comoriens et de tout le monde.


La réponse, qui me revient souvent peut-être ce cloisonnement qui est à l’origine du fossé qui nous sépare dans nos compréhensions sur la notion et le mode de faire la politique. Or que cela ne devrait pas être le cas. Car la politique comme on l’apprend et on l’aperçois par les annales des chercheurs et politologues sert à réunir les uns aux autres, à concilier et réconcilier la sagesse des uns et des autres, à stabiliser les esprits vers la paix Sociale : en somme à la paix du pays. Elle sert à éloigner aussi les esprits fragiles aux contacts des personnes venimeuses. C’est de ce point ultime où part la sagesse politique.


Jeune comorien, je reviens vers toi afin que tu te concilie avec la sagesse, et te faire éloigner des esprits maléfiques qui ne te servent à rien, sinon détruire ta vie et celle de notre pays. Je reviens vers toi, te rappeler de ce que tu devrais faire pour ta vie et celle de la génération future.
Je voudrais que tu fasse la politique autrement, à la manière dont chacun trouve sa liberté, sa sécurité et son bonheur de vivre sans nuire celles des autres .


Mon cher jeune, je pense que nous devrons tous être au service de nos enfants et de notre pays pour un avenir meilleur. Car c’est en ce moment là que nous trouverons la marge de nos profits pour oublier les erreurs de nos prédécesseurs. Et être le garant de l’avenir de nos enfants et des enfants de nos enfants.


Mon cher jeune, ne te laisse jamais embourbé, ni enivré par la magie politicienne, encore moins à la démagogie des marchants d’illusions qui n’ont jamais douté l’occasion de pourrir ta vision et l’avenir de nos enfants. Encore plus ne te laisse pas berné par ceux qui usent les muscles plutôt que la loi car cette art de gouverner assujettit le peuple et déplacerait sans doute la façon dont le respect a été problématisé dans la pensée politique.


Donc, pour évoluer et éviter cela, nous devons choisir les meilleurs voies et les meilleurs compagnons de lutte parmi nos prédécesseurs pleins d’expérience et de sagesse, qui n’hésiteront jamais à léguer leurs connaissances à ceux qui en ont besoin. Car parmi ces vieux sages, leurs connaissances étaient brimés et ensevelis par une junte de la petite bourgeoisie naissante, autrefois injectée dans la bureaucratie pour servir la grande bourgeoisie du pays et celle d’ailleurs.
Mon cher jeune, partir du populisme plutôt que de la loyauté : cela déplacerait sans doute les vrais enjeux de nos débats politiques. Et la façon dont on devrait les aborder. Seul, le débat contradictoire et sains sembles meilleurs sources pour alimenter la politique de notre jeune pays. Cela devrait nous faire rencontrer.


Djoubalasse ASSOUMANI ABDOU

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