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La patiente opérée d’une tumeur novembre dernier à El-Maarouf est décédée

Alors qu’elle souhaitait partir pour un suivi tel que recommandé par le neurologue Attoumane Fahad, la regrettée en raison de la complexité des formalités liées au voyage, n’a pu quitter le pays que fin janvier. En France où elle a rendu l’âme, les médecins ont tout de même assuré que l’opération qu’elle a subie aux Comores fut un succès.

Elle avait fait la une des journaux pendant des semaines. L’opération réalisée avec brio novembre dernier sur une patiente atteinte d’une tumeur était saluée de tous et considérée comme une fierté nationale. Non seulement parce que c’était la première fois que le centre hospitalier national El-maarouf engageait une intervention cérébrale très risquée, mais aussi parce que le médecin est de nationalité comorienne.

Diplômé à l’Université Cheikh Anta Diop, au Sénégal le neurochirurgien, Attoumane Fahad venait à peine de rentrer et enchainait les opérations. Et la chirurgie qu’avait subie la mère de Salami Abdou Mmadi fut couronnée de succès même si elle a rendu l’âme quelques mois plus tard. Décédée le 28 mars dernier, après deux semaines de coma, la regrettée originaire d’Ipvwani ya Mitsamihuli était en effet évacuée à Paris. “Notre maman avait des problèmes de santé, on l’avait envoyé d’abord à Dar es Salam. Elle a été soignée là-bas et revenue. On ne lui avait rien diagnostiquée”, a expliqué, Salami, son fils.

A en croire ce cadre de la Snpsf, ce n’est que quelques temps après son retour au pays, que d’autres soucis de santé se sont manifestés. “C’est à ce moment-là que nous sommes allés voir le Docteur Fahad. Il nous a prescrit deux scanners et rassuré qu’avec son intervention, elle reprendrait. C’était le cas effectivement puisqu’elle marchait, et parlait alors qu’elle était tombée dans un coma pendant des jours”, a poursuivi Salami, interrogé jeudi dernier.

3 mois après

Selon lui, le docteur Attoumane Fahad les avait également prévenus qu’après l’intervention cérébrale de novembre, la patiente aurait besoin d’un suivi à l’extérieur. Sauf que le temps que les résultats des analyses envoyées en France arrivent, la situation de la sexagénaire s’était un peu dégradée. “ Obtenir l’aval de l’hôpital et rassembler les documents nécessaires et l’argent soit 7000 euros puis déposer la demande de visa à l’ambassade a causé des retards. Elle est partie fin janvier. Soit donc 3 mois après la première opération.

Bien évidemment, une fois sur place, l’état de maman s’est détérioré d’après les médecins qui s’occupaient d’elle”, a relaté le fils qui a rappelé que les spécialistes français avaient salué le travail accompli par le neurochirurgien comorien. Approché, ce dernier n’a pas souhaité faire de commentaires. Il a dit vouloir discuter d’abord de tout ça avec la famille de la regrettée. Mère de six enfants, feue Tahamida Saïd était âgée de 66 ans.En novembre, elle devenait la première patiente atteinte d’une tumeur à être opérée à l’hôpital El-maarouf. Grâce à cette prouesse, le médecin qui a procédé à l’intervention avait même été nominé parmi les dix personnalités de l’année par le quotidien Al-watwan.

Abdou Moustoifa/ Alwatwan

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