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La mouvance présidentielle au bord de l’implosion ?

Par Fsy /LGDC

Le dépôt des candidatures aux élections présidentielle et gubernatoriales s’ouvre ce 08 janvier. La mouvance présidentielle n’a jusqu’à présent pas dévoilé ses candidats pour le poste des gouverneurs des îles. Un manque de consensus prévaut au sein de la coalition. Certains pointent du doigt la Crc « qui ne saurait pas partager ».

Il se dit qu’un grand leader de la Mouvance présidentielle, qui ayant fait savoir ses ambitions politiques, notamment pour le poste de gouverneur de Ngazidja, se serait fait répondre de la sorte par « ses amis » de la Convention pour le Renouveau des Comores (principale formation au pouvoir) : « mais pourquoi vouloir à tout prix briguer un mandat électif puisque ce pouvoir est aussi le vôtre ? ».

Cette phrase résume à elle seule, le malaise qui sévit au sein de la coalition des partis soutenant le régime Azali Assoumani. De l’avis de plusieurs leaders et militants de ces partis, la Crc « ne veut pas partager et ne sait pas le faire ». Il aurait pu préciser, depuis la rupture avec Juwa en 2017, il n’y a pas réellement eu de politique d’ouverture aux soutiens du président malgré les remaniements.

Un partisan d’un des partis composant la mouvance présidentielle, sous le sceau de l’anonymat dira même « les primaires au sein de la mouvance pour désigner les candidats aux élections gubernatoriales risquent de ne pas avoir lieu ». Et d’ajouter : « nous nous étions convenus que le candidat naturel pour la présidentielle était le chef de l’Etat mais pour ce qui est des gouverneurs, que nous allions nous soumettre à un vote. Cependant, l’on se rend compte que la Crc veut aussi envoyer ses leaders pour briguer les fonctions gubernatoriales ».

Alors que le dépôt des candidatures s’ouvre demain, l’idée même d’une élection primaire semble s’éloigner à grands pas. Les réunions se succèdent, preuve du manque de consensus entre les principaux leaders de la mouvance présidentielle. A ce propos, il y en a une qui est prévue aujourd’hui en fin d’après-midi.

Il se dit par exemple, que le leader du parti Orange, Mohamed Daoudou aurait bien vu un membre de son parti, être choisi pour concourir au poste de gouverneur de l’île d’Anjouan. Que Houmed Msaidie du Radhi, aurait voulu la même chose pour lui ou pour un militant de sa formation politique pour la Grande-Comore. Et dans les deux cas, avec la bénédiction de la Mouvance présidentielle. Seul l’actuel gouverneur de Moheli, Mohamed Fazul, candidat à sa propre succession fait consensus. La Crc qui veillerait au grain refuserait de céder. « Elle veut avoir le beurre et l’argent du beurre », peste notre interlocuteur.

Un autre à qui la question de l’implosion de la mouvance présidentielle a été posée a répondu : « non, nous arriverons bien à trouver un compromis même s’il est vrai que la question est compliquée, j’estime que nous allons tous nous ressaisir ». Il en a profité pour tacler la Crc. « Celle-ci a un comportement que nous n’apprécions pas et dans la gestion du pouvoir et dans la gestion du parti ». « A quoi bon avoir les gouvernorats des îles si le candidat Azali n’est pas reconduit, les gouverneurs n’ayant que des compétences très limitées », a-t-il feint d’interroger. Cette phrase résonne comme une menace ou un appel au secours, c’est selon. Si bien que certains commenceraient à comprendre le leader du Ridja, Said Larifou qui a pris la poudre d’escampette le 31 décembre dernier.

Toujours selon lui, même si ce n’est pas formel, il se dit qu’outre, Houmed Msaidie, il y a aussi le conseiller diplomatique, Djae Ahmada Chanfi, le ministre en charge de l’aménagement, Mohamed Chatur, le président de la mouvance, Msa Mliva qui seraient candidats à la candidature pour briguer la tête de l’ile de Ngazidja. Pour Anjouan, il s’agirait, d’Ibrahim Halidi (plus connu sous le nom de Mapepe), du docteur Sounhadj Athoumane, de Nourdine Midiladj ou encore de l’ancien gouverneur Anissi Chamsiddine.

Tout se jouera cette semaine au sein de la mouvance présidentielle dont on dit qu’elle est décisive pour son avenir. L’Union de l’opposition n’est pas en reste, incapable de trouver des candidats de façon consensuelle ; elle est pour l’instant occupée à s’envoyer des peaux de bananes. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

Fsy/ LGDC

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

1 commentaire sur La mouvance présidentielle au bord de l’implosion ?

  1. Si élections auraient eu lieu ,les candidats de la maudite mouvance sont battus d’avance à la te^te de leur chef le super-putschiste Azali.
    A Mohéli,c’est Mr Mohamed Ali Said qui sera le gouverneur car aucune tricherie ne passera pas.A la gde comore,c’est le néant.En tout cas pas et surtout pas Msaidié celui qui a volé en connivence avec Azali la médaille d’or de feu Imame Mohamed Hassani de Ntsaouéni.Dites lui de la retourner dans sa famille à Ntsaouéni.

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