En ce moment

Jusqu’à 5 000 francs comoriens le paquet : la pénurie de cigarettes fait exploser les prix aux Comores

 

Une situation inédite secoue actuellement les Comores. Depuis plusieurs jours, les cigarettes se font rares dans plusieurs villes du pays, notamment à Moroni et dans certaines localités des autres îles. Une pénurie qui, très rapidement, a provoqué une flambée spectaculaire des prix et des tensions sur le terrain.

Dans certains quartiers de la capitale, le paquet de cigarettes, habituellement vendu autour de 500 francs comoriens, atteint désormais des sommets. Des consommateurs affirment payer entre 1 500 et 3 000 francs, tandis que d’autres évoquent des prix allant jusqu’à 5 000 francs comoriens le paquet. Une augmentation brutale qui dépasse parfois dix fois le tarif habituel.

Sur le terrain, la situation est tendue. Plusieurs témoignages font état de bousculades devant certains points de vente, où les stocks disparaissent en quelques minutes. Face à la rareté du produit, certains n’hésitent pas à acheter en grande quantité dès qu’un arrivage est signalé.

Très vite, un marché parallèle s’est mis en place. Des revendeurs opportunistes profitent de la situation pour réaliser des marges importantes. Des paquets achetés à bas prix sont revendus quelques instants plus tard à des tarifs multipliés, alimentant encore davantage la hausse et accentuant la pénurie.

Si aucune communication officielle détaillée n’a encore permis d’identifier clairement l’origine du problème, plusieurs éléments permettent de comprendre cette situation. Les Comores dépendent fortement des importations pour ce type de produit. Le moindre retard dans l’approvisionnement ou une perturbation logistique peut ainsi provoquer des ruptures rapides sur le marché local.

À cela s’ajoute un effet bien connu en période de pénurie : la peur de manquer. Les consommateurs stockent, les commerçants ajustent leurs prix, et certains acteurs transforment la crise en opportunité économique. Ce mécanisme auto-alimente la tension sur le marché.

Au-delà de la question des cigarettes, cet épisode met en lumière les fragilités structurelles du système d’approvisionnement du pays. Il révèle également l’absence de régulation efficace des prix dans certaines situations de crise, laissant le marché évoluer sans contrôle réel.

Pour l’heure, aucune mesure concrète n’a été annoncée pour stabiliser les prix ou réguler la distribution. En attendant un retour à la normale, les consommateurs continuent de subir les conséquences directes de cette pénurie, devenue en quelques jours un véritable phénomène économique et social.

Said Hassa Oumouri 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


error: Content is protected !!