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Examens : Ni admis, ni recalés, les deux candidats que le système a oubliés

La publication des résultats de l’examen d’entrée en 6ᵉ, session 2026, a réservé une surprise dont les candidats se seraient bien passés. À Mbatsé, deux élèves semblent avoir réalisé un exploit inédit : réussir à passer l’examen… sans exister au moment de la proclamation des résultats.

Mdjassiri Mohamed Soudjay et Izad Ibrahim, tous deux scolarisés dans une école privée de Mbatsé, ont pourtant suivi la procédure comme n’importe quel candidat. Dossiers déposés, convocations reçues, numéros d’inscription attribués les 729 et 715, présence aux épreuves, tout semblait parfaitement normal. Jusqu’au jour de la publication des résultats.

Et là, stupeur. Les deux élèves ne figurent ni parmi les admis, ni parmi les non-admis. Comme si l’administration avait inventé une troisième catégorie : celle des « candidats fantômes ». Une innovation administrative dont personne ne connaissait jusque-là l’existence.

Selon l’unique explication avancée par les services concernés, « lors de la saisie, ces numéros sautent et l’application passe automatiquement au numéro suivant ». Une justification qui laisse perplexe. Une application capable d’effacer deux candidats sans déclencher la moindre alerte ? Voilà une prouesse informatique qui mériterait presque une démonstration publique… si elle ne concernait pas l’avenir de deux enfants.

Le plus étonnant est que les candidats ayant échoué figurent bel et bien sur les listes officielles. En revanche, Mdjassiri Mohamed Soudjay et Izad Ibrahim semblent avoir été effacés du système, alors qu’ils disposent de leurs cartes d’examen et qu’ils ont effectivement composé.

Cette affaire montre les fragilités du traitement administratif des examens et soulève de sérieuses interrogations qui fonctionnent toujours à l’ancienne. Comment deux dossiers peuvent-ils disparaître sans explication claire ? S’agit-il d’une erreur de saisie, d’un dysfonctionnement informatique ou d’une négligence plus profonde ?

En attendant des réponses de l’Office régional des examens et concours (OREC) de Mohéli, deux familles vivent dans l’angoisse. Car derrière cette situation aux allures d’absurde se cache une réalité bien moins amusante : l’avenir scolaire de deux enfants suspendu à un simple « numéro qui saute ». Aux Comores, même les candidats peuvent parfois disparaître… mais uniquement sur les listes officielles.

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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