Une pratique particulièrement inquiétante est dénoncée à l’aéroport international de Dar es-Salaam. Selon le témoignage d’un voyageur comorien, des passagers en transit seraient contraints de payer environ 50 euros pour obtenir un carnet international de vaccination contre la fièvre jaune avant même de pouvoir accéder au guichet chargé des formalités d’entrée ou de transit.
Le plus grave est que, d’après ce témoin, aucune injection ne serait effectuée après le paiement. Le carnet jaune serait simplement remis au voyageur, tandis que certaines personnes refusant de payer finiraient malgré tout par être autorisées à poursuivre leur parcours. Si ces faits sont confirmés, il ne s’agirait plus d’une mesure sanitaire, mais d’un système opaque utilisant la santé publique comme prétexte pour soutirer de l’argent aux passagers.
Les règles officielles sont pourtant plus précises. La Tanzanie exige en principe un certificat contre la fièvre jaune pour les voyageurs provenant d’un pays à risque ou ayant transité plus de douze heures dans un tel pays. Or ce n’est pas le cas des comoriens qui viennent de la France.
Les autorités tanzaniennes, l’ambassade des Comores et les compagnies aériennes concernées doivent ouvrir une enquête urgente, identifier les éventuels agents impliqués et garantir des procédures transparentes. La vulnérabilité des voyageurs comoriens ne doit plus servir de fonds de commerce.
IBM


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