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Comores-France : entre souveraineté nationale et nécessité du dialogue, la voie de la responsabilité

Les récents débats suscités par la question du refus de visa visant un représentant politique comorien rappellent combien les relations entre les Comores et la France restent un sujet sensible, chargé d’histoire, d’émotions et parfois de tensions. Dans ce contexte, il est essentiel de privilégier la raison, le dialogue et la responsabilité.

La défense de la souveraineté nationale est un principe légitime pour tout État. Les Comores, comme toutes les nations, ont le droit de porter leurs revendications, de défendre leurs intérêts et d’exprimer leurs désaccords sur les sujets qui les concernent. Mais cette défense ne peut se construire durablement qu’à travers des échanges respectueux et une approche constructive.

C’est dans cet esprit que je tiens à apporter mon soutien à Missubah Saïd, dont la réaction face aux propos de certains responsables politiques comme Ibrahim Mzimba mérite d’être entendue. Au-delà de toute considération personnelle, car il est également mon ami, son analyse rappelle une évidence : la critique politique est légitime, mais la provocation permanente et les appels à la rupture brutale ne construisent pas l’avenir d’un peuple.

Son intervention pose une question essentielle: comment défendre les intérêts de notre pays sans fragiliser les liens humains, culturels et historiques qui unissent les peuples comorien et français ?

Nous sommes nombreux, étudiants, cadres et professionnels, à avoir effectué une partie de notre parcours en France. Ce pays a accueilli des générations de Comoriens, offrant des opportunités de formation, de travail et d’échanges. Reconnaître cette réalité ne signifie pas renoncer à nos convictions ni abandonner nos revendications nationales. Cela signifie simplement regarder notre histoire avec lucidité et nuance.

Les différends entre les Comores et la France, notamment sur les questions diplomatiques et territoriales, doivent pouvoir être débattus avec fermeté mais également avec respect. Une relation entre deux États ne peut évoluer que par la discussion, la négociation et la recherche de solutions équilibrées.

La critique politique est un droit fondamental. Toutefois, la responsabilité impose également de mesurer la portée des déclarations publiques, surtout lorsqu’elles concernent des relations internationales qui touchent directement l’avenir de nos populations.

Notre jeunesse attend de ses dirigeants une vision tournée vers l’avenir : une diplomatie capable de défendre les intérêts des Comores tout en préservant les opportunités de coopération, d’éducation, d’investissement et de développement.

Il est possible d’aimer profondément son pays tout en reconnaissant la nécessité du dialogue avec ses partenaires. La souveraineté ne doit pas être opposée à la coopération ; au contraire, une nation souveraine est une nation capable de défendre ses positions tout en construisant des relations mutuellement respectueuses.

Aujourd’hui plus que jamais, les Comores ont besoin d’un débat public apaisé, où les idées s’affrontent sans que les peuples soient opposés les uns aux autres.

C’est par la sagesse, la responsabilité et le respect que se construira l’avenir de nos relations.

Lassa Lassa, journaliste de Comores-actualités

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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