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Choisir entre l’école privée et publique : Sarkozy droit dans ses bottes

Le ministre de l’éducation nationale a rencontré les directeurs des établissements privés et publics, les conseillers pédagogiques, hier, au lycée de Mutsamudu. De nouvelles mesures sont prises pour cette rentrée (2021-2022). Le ministre mise sur la loi d’orientation dans laquelle les enseignants ont à choisir entre le public et le privé.

A quelques jours de la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale, Salim Djaffar Allaoui est en visite à Anjouan. Une occasion de rencontrer les acteurs de l’éducation insulaires. Bien que l’éducation ne soit pas son domaine, Sarkozy affirme avoir des formations riches et disciplinaires qui, aujourd’hui, l’aident à toucher l’éducation. « Je veux que cette rencontre marque les esprits des encadreurs et conseillers pédagogiques. Nous sommes venus nous confronter pour cette rentrée scolaire et les difficultés rencontrées dans l’éducation nationale afin d’offrir une éducation de qualité à nos enfants », déclare le ministre de l’éducation nationale.

« La loi d’orientation sur l’éducation après révision et promulguée en décembre 2020 sera ma feuille de route. Il y a une disposition dans cette loi et il doit y avoir un corps des enseignants privés et un corps des enseignants publics. Les enseignants du public ne doivent pas enseigner dans les établissements privés et inversement sauf une dérogation du ministère de l’éducation nationale. Cette loi est adoptée à l’Assemblée. L’éducation civique et l’arabe sont dans le programme. Il est intégré dans la dynamique. J’ai demandé aux partenaires la rénovation de certaines écoles notamment les lycées de référence », annonce-t-il.

Une telle mesure qui demande aux enseignants de faire un choix, soit l’école publique, soit l’école privée a été annoncée par l’ancien ministre de l’éducation et contestée par les enseignants. Sera-t-il appliqué cette année ? Force est de constater que si les enseignants comoriens ne valorisent pas l’école publique, c’est parce que les autorités compétentes ne les encouragent pas. Le gouvernement ne se donne pas à bras le corps pour l’école publique et certains établissements manquent d’enseignants.

Ahmed Zaidou / al fajr

La Rédaction

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