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Cette fois, il ne faut pas en vouloir à l’île d’Anjouan si elle venait à faire sécession

Le régime Azali sera le seul responsable si l’intégrité de notre territoire venait à être remise en cause par nos compatriotes Anjouanais en particulier. Pour moi, il est clair que nos compatriotes Anjouanais ont plus de raisons aujourd’hui de proclamer leur indépendance qu’en 1997.

Les faits. En 2016, Azali n’avait aucune chance de revenir au pouvoir sans l’aide de Sambi. Aucune. Il avait compris et il a avalé son orgueil pour aller suplucier ce dernier dans son domicile contre un partage du pouvoir. Sambi l’Anjouanais que nous avons tout fait pour l’empêcher d’être candidat PARCE QUE ANJOUANAIS. Nous avons demandé clairement à nos compatriotes Anjouanais d’attendre sagement leur tour en 2021.

En 2019, Azali a décidé que pendant 13 ans, de 2016 à 2029 seuls les natifs de Ngazidja pourront être candidat à la magistrature suprême. En prétendant qu’ensuite les Anjouanais pourront aussi faire 10 ans au pouvoir ( 2 mandants de 5 ans) à partir de 2029. Ce que nous savons tous que c’est un leurre.

Les faits. Azali a décidé qu’il fallait mettre Sambi hors d’état de nuir, le mafeux mandat de dépôt illimité. Interdit de mouvement par un secrétaire d’un ministère puis par une enquête parlementaire d’un certain Dhoulkamal. Le même Dhoulkamal qui sera remercié par un poste de ministre des affaires étrangères.

Le gouverneur élu Abdou Salami Abdou est lui aussi en mandat de dépôt illimité. Car Azali ne donne pas trop de choix aux hommes politiques en général. Se soumettre, se taire, se terrer, fuir ou aller en prison. Nos compatriotes Anjouanais ont toutes les raisons de se rebeller contre le régime Azali. Azali de son côté a montré au monde entier à travers l”assassinat de #Bapalé ce qui peut arriver à celui dont l’idée de se rebeller lui traversait l’esprit.

D’aucuns voient d’ailleurs, des complots dans tous les faits divers. Le meurtre sordide de la petite Faina attribué à un compatriote Anjouanais dans une enquête évidemment bâclée nourrit cette idée d’une discrimination systémique en raison de l’appartenance à une île. La grâce totale du vice-président Djaffar condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par contumace alors que Sambi et Salami ne demandent qu’à être jugés renchérit aussi ce sentiment d’exclusion.

Le mandat d’Azali prend fin le 26 mai 2021 à 00h00 parce qu’il n’y a eu d’élections en 2019. Après le 26 mai, il n’y aura pas de gouvernement légal aux Comores. Les militaires et les gendarmes qui soutiendront Azali seront alors considérés comme des milices. À partir du 26 mai tout compatriote aura le droit de se rebeller comme il peut. Comme il pleut.

Et si certains Anjouanais décident de proclamer l’indépendance de l’île, il ne faut pas leur en vouloir. Ils ne sont pas nos esclaves et nous ne sommes pas leurs maîtres.

Toyb Ahmed

La Rédaction

3 commentaires sur Cette fois, il ne faut pas en vouloir à l’île d’Anjouan si elle venait à faire sécession

    • Djamaldine, ayons une identité nationale. Il n’y a pas de démocratie, de liberté ou de justice à géométrie variable pour la même nation. Si non, c’est de l’arbitraire. Ne restez pas à penser que le problème de votre voisin n’est pas le votre ainsi la solidarité et la fraternité auront un sens.

  1. L’Union des Comores, sous influence de Paris, fut pour valider le projet de séparation définitive des îles pour ne plus réclamer le retour de Mayotte dans son giron naturel. Ici, Union ne veut pas dire Unité. Il s’agit des entités séparées qui s’unissent pour faire un corps en 4 pièces moins UNE. Pire, le pouvoir sera à chacune des Îles, son tour. La séparation est actée et Paris peut contenir Mayotte. Après la fédération de AHMED ABDALLAH ABDOUROIHMANE et sa clic, les comores n’ont jamais connu pire système que depuis la constitution de 2001. Il faut dire que seul ALI Soilih avait réussi à faire des Comores une nation. L’ETAT COMORIEN. Mais comme toutes les oeuvres d’ALI Soilih, VGE depuis Paris avait imposé la fédération pour initier la séparation de Mayotte avec les ïles soeurs. Et la mafia affamée de pouvoir ( Les vassaux de Paris), sans une once de projet viable pour le pays, s’est empressée sans réfléchir pour servir de caution aux Mercenaires de la FrançAfrique. Aussi, rien ne peut justifier le démembrement du pays en 4 petits morceaux. Il est urgent que l’on adopte un autre langage, une autre attitude que les différences insulaires. D’ailleurs, en déhors du fait d’habiter dans une Île ou une autre, aucune différence manifeste entre les citoyens des 4 Îles. Ali Soilih disait: Le citoyen Comorien est chez lui, partout où il se trouve dans les 4 coins du pays. Pour le reste, battons nous ensemble pour des comores libres, démocratiques et pour un état de droit et non pour savoir à qui le tour. Ce sont des femmes et des hommes engagés pour le bien du peuple qui doivent prendre le destin du pays par la voe des urnes.

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