Aux Comores, la bataille du numérique ne se joue plus seulement sur la couverture réseau ou le prix des forfaits. Elle s’étend désormais aux services financiers, où Axian Telecom, à travers YAS, prend une longueur d’avance avec l’obtention d’une licence d’Institution financière digitale décentralisée.
Cette autorisation ouvre la voie aux nano-prêts et microcrédits accessibles directement depuis un téléphone mobile. Une évolution majeure dans un pays où la bancarisation reste limitée et où l’accès au financement constitue encore un obstacle pour de nombreux citoyens et entrepreneurs.
Face à cette dynamique, Comores Telecom apparaît en retrait. Malgré son ancienneté, son réseau national et sa clientèle historique, l’opérateur public peine à proposer des innovations comparables. Le lancement de Huri Money en 2021, deux ans après l’arrivée de MVola, avait déjà donné l’image d’une stratégie fondée davantage sur le rattrapage que sur l’anticipation.
Aujourd’hui, Axian construit progressivement un écosystème réunissant paiement, crédit et services numériques, tandis que Comores Telecom ne présente aucune avancée majeure.
Le risque est clair pour Comores Télécom perdre des clients, mais aussi toute influence sur l’avenir numérique du pays. Pour rester compétitif, l’opérateur public devra désormais investir, innover et répondre rapidement aux nouveaux usages, par une population toujours plus connectée et exigeante.
IBM


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