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Azali candidat en 2024 : La fin d’un faux suspense

C’est le patron du parti au pouvoir qui l’a annoncé : le chef de l’État Azali Assoumani sera candidat à sa propre succession en 2024.

Une annonce qui vient mettre fin à un faux suspense. Youssouf Mohamed Ali alias Belou, patron de la CRC, le parti au pouvoir, a confirmé l’intention du chef de l’État de se porter candidat à la présidentielle de 2024. C’est lors d’une réunion tenue hier dimanche à Mdé, à laquelle avait pris part le gratin du régime, membres du gouvernement et responsables de la CRC, que l’annonce a été faite. « Que les choses soient claires. Le candidat de la CRC en 2024 s’appelle Azali Assoumani », devait annoncer le secrétaire national du parti au pouvoir. 

Cette déclaration est lourde de sens. Car si elle confirme la candidature d’Azali Assoumani, elle infirme celle de son conseiller de fils Nour el Fath. Depuis que ce dernier a rejoint l’arène politique à l’été 2019 en tant que conseiller privé du chef de l’État chargé des affaires économiques, les observateurs lui prêtent des ambitions présidentielles. Fin décembre de l’année dernière, au micro d’un journaliste qui l’avait croisé au parlement au détour de la séance de clôture de la session budgétaire, l’intéressé lui-même avait tenté de tordre le cou à la rumeur qui s’est emparé de lui en disant qu’il ne sera « pas candidat » en 2024. Mais la mayonnaise ne semblait pas avoir bien pris. 

Maintenant que l’opposition sait avec qui elle croisera le fer aux prochaines échéances, l’enjeu c’est le rassemblement, la cohésion. Les opposants, actuellement soudés dans le rejet de la présidence « illégale » d’Azali Assoumani, devraient prendre de la hauteur et tirer les enseignements des dernières élections. Au-delà des mécanismes garantissant un scrutin libre et transparent, ils pourraient faire l’effort de ne former qu’un seul ticket face à leur adversaire qui a pris un malin plaisir à leur faire un pied de nez devant la presse, la semaine dernière. « Pendant les rendez-vous électoraux, l’opposition est en ordre dispersé. Ce n’est qu’après la réélection de celui qui est au pouvoir qu’ils s’unissent », s’est amusé Azali Assoumani. Reste maintenant à savoir si les différentes plateformes ou groupements (CNT, Front Commun, Daula ya Haki, Comred, et autres M17), sauront transcender leurs clivages pour envisager une éventuelle candidature unique face à l’actuel locataire de Beit-Salam.

Toufé Maecha /LGDC

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