Après les annonces de Sébastien Lecornu à Mayotte, une première réaction comorienne non officielle est venue de Houmed Msaidié. Le conseiller spécial du président de l’Union des Comores chargé des affaires politiques et ancien ministre de l’Intérieur a répondu, jeudi sur X, au projet français de conditionner l’aide au développement à la coopération migratoire des Comores.
« L’aide au développement des anciens colonisateurs n’est pas une aumône, ni un geste de solidarité ou d’humanité », a écrit Houmed Msaidié. Selon lui, cette aide constitue « une réparation encore partielle des crimes, des spoliations et des déséquilibres durables causés par la colonisation ». Il conclut par une interpellation directe : « Alors de grâce, M. Lecornu ! »
Cette déclaration sonne comme un droit de réponse au système de « bonus-malus » brandi par Paris. Elle rappelle que la coopération internationale ne peut être réduite à un outil de pression destiné à imposer les priorités migratoires françaises.
Si Moroni n’a pas encore publié de communiqué officiel, la prise de position d’un conseiller du chef de l’État reste significative. Elle traduit le malaise provoqué par des annonces jugées paternalistes, alors que le contentieux historique et territorial autour de Mayotte demeure au cœur des relations entre les Comores et la France.
IBM



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