Les Comores s’apprêtent à vivre une journée appelée à marquer durablement leur histoire culturelle. Ce samedi 29 août, la ville d’Iconi accueillera la cérémonie officielle de remise du certificat consacrant l’inscription des médinas des Sultanats historiques des Comores sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le document sera remis au président Azali Assoumani par le directeur général de l’organisation.
L’événement a été annoncé jeudi, au cours d’un point de presse présidé par le ministre Ali Mohamed Saïd Ali, en présence des maires des communes concernées de Ngazidja. Les autorités ont lancé un appel à une mobilisation populaire afin que cette reconnaissance, la première obtenue par les Comores au patrimoine mondial, devienne une véritable fête nationale.
Le bien classé réunit six cités historiques : Iconi, Itsandra, Moroni et Ntsoudjini, à Ngazidja, ainsi que Mutsamudu et Domoni, à Ndzuwani. Leur inscription a été décidée en juillet 2026 à Busan, en Corée du Sud, lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial. Ces villes anciennes témoignent de plusieurs siècles d’échanges entre l’Afrique, le monde arabo-musulman et les grandes routes commerciales de l’océan Indien.
Le choix d’Iconi pour accueillir cette cérémonie revêt donc une forte portée symbolique. Son tissu urbain, ses édifices en pierre, ses ruelles, ses places publiques et ses traditions vivantes illustrent une civilisation swahilie profondément enracinée dans l’identité comorienne.
Cette distinction ouvre aussi des perspectives pour le tourisme culturel, l’artisanat, la restauration du bâti ancien et l’emploi des jeunes. Mais elle impose surtout une responsabilité collective : préserver les sites, encadrer leur développement et associer les habitants à leur gestion.
M.S


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