Après la réponse officielle du ministre comorien des Affaires étrangères, Mbaé Mohamed, la députée de Mayotte Estelle Youssouffa est montée au créneau. Sur X, l’élue a défendu l’appartenance de l’île à la France et répliqué directement à Moroni.
Elle affirme que Mayotte serait française depuis 1841 et invoque les consultations de 1974 et 1976. Selon elle, les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies n’auraient aucune force obligatoire et l’ONU reconnaîtrait Mayotte comme française.
Plus offensive encore, Estelle Youssouffa accuse Moroni d’« ingérences », de « déstabilisation » et d’orchestrer les flux migratoires. Elle demande donc de « sanctionner les Comores », suggérant notamment à Paris de suspendre l’aide au développement.
Cette lecture mérite toutefois d’être sérieusement nuancée. L’absence de caractère contraignant des résolutions de l’Assemblée générale n’efface ni leur portée politique ni les textes successifs par lesquels l’ONU a réaffirmé l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores.
La proposition de suspendre l’aide apparaît surtout comme une punition collective visant les populations comoriennes. Elle transforme la coopération en instrument de pression et éloigne toute perspective d’apaisement. Comme l’a rappelé Mbaé Mohamed, la condescendance ne saurait remplacer le droit international. Le différend sur Mayotte exige un dialogue respectueux de l’histoire, non des menaces financières. Et que Mayotte reste une île comorienne sous administration française depuis l’indépendance des Comores.
IBM


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