À quelques jours du sommet « Africa Forward », prévu les 11 et 12 mai à Nairobi, Emmanuel Macron a convié, ce mercredi, plusieurs acteurs des diasporas africaines au Palais de l’Élysée pour une conférence intitulée « Vers Africa Forward, échange avec les diasporas africaines ». Une rencontre stratégique, pensée comme une étape clé dans la redéfinition des relations entre la France et le continent africain.
Derrière cette initiative, un objectif clair : replacer les diasporas au centre des dynamiques de coopération. Acteurs souvent discrets mais déterminants, ces communautés jouent un rôle essentiel dans le renforcement des liens culturels, économiques et humains entre les deux rives. Leur contribution à l’innovation, à l’entrepreneuriat et au développement durable a été largement saluée au cours des échanges.
Dans ce cadre, la diaspora comorienne s’est particulièrement distinguée par une présence remarquée. Parmi les participants figuraient Saïd Missubah, professeur certifié de mathématiques et fondateur de Comoresinfos, 1er média de la diaspora comorienne et des Comores suivi par plus de 500 000 personnes, ainsi que Mohamed Dahalani, secrétaire général de l’UNACOF (Union des Associations Comoriennes de France). Les influenceuses Honeyshay et Karismatik étaient également présentes, illustrant la diversité des profils engagés au sein de cette diaspora comorienne.

Au cœur des discussions; le sommet « Africa Forward », coorganisé par la France et le Kenya, qui ambitionne de poser les bases de partenariats renouvelés, plus équilibrés et mutuellement bénéfiques. L’événement entend notamment renforcer les coopérations économiques, culturelles et politiques, tout en donnant une place centrale aux diasporas, considérées comme des ponts vivants entre les territoires.
Au-delà des discours, cette rencontre a permis de mettre en lumière des initiatives concrètes portées par la société civile, souvent à l’origine de passerelles durables entre la France et les pays africains. Elle s’inscrit dans une dynamique nouvelle, marquée par une volonté de dialogue, d’innovation et de co-construction.
À l’approche du rendez-vous de Nairobi, cette mobilisation à l’Élysée apparaît comme un signal fort : celui d’un repositionnement stratégique, où les diasporas ne sont plus en marge, mais pleinement intégrées aux réflexions sur l’avenir des relations entre la France et l’Afrique.
IBM



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